Les créations d’entreprises ont augmenté de 12% en glissement annuel sur les huit premiers mois de l’année 2026[1]. C’est sensiblement plus que la croissance de 5,3% observée en 2025. Cette hausse a été tirée par les secteurs liés aux technologies de l’information et de la communication.
En parallèle, les défaillances d’entreprises ont augmenté de 5,3% en glissement annuel sur janvier-juillet selon les données de la Banque de France (contre +3,6% en g.a. sur l’ensemble de l’année 2025). La hausse a été plus prononcée au 1er trimestre (+8% en g.a.) avant de ralentir. Ce ralentissement pourrait durer grâce à la réduction des retards de paiement, selon Altares, à 12,3 jours en moyenne au 2e trimestre 2026 contre 14,1 jours un an plus tôt (et 13,1 jours pour la moyenne européenne).
La hausse des défaillances touche davantage le secteur des services, qui connaît aussi une croissance un peu plus soutenue des créations d'entreprises. Cette concomitance est perceptible notamment dans le commerce : les créations ont augmenté de 13% depuis début 2026, tandis que les défaillances sont en hausse de 3%. Dans la construction et dans l’industrie, les défaillances d’entreprises sont en repli depuis le 2e trimestre 2026.
Le ratio moyen des créances douteuses des entreprises est stable à un niveau modérément élevé depuis un an (4,0% du total des prêts et avances au T2 2026). Dans la construction, où l’activité est plus cyclique qu’ailleurs, le ratio des créances douteuses atteint son plus haut niveau depuis 2019 à 9,5%.
La part des prêts détériorés mais qui ne sont pas encore non performants (« phase 2 » selon la terminologie IFRS 9) est stable sur un trimestre à 15,4% et reste inférieure à son pic historique (16,1%). Ce signal, qui permet d'anticiper l'évolution des créances douteuses, est relativement encourageant.
Malgré une nette hausse depuis 2021, le poids économique des défaillances reste en moyenne inférieur à son pic du T1 2025 (respectivement 0,53 contre 0,61). Cet indicateur permet globalement de pondérer les défaillances par la taille des entreprises. Le poids économique des petites entreprises défaillantes se situe toutefois à un niveau historiquement élevé (2,11).
Retrouvez notre EcoChart sur la dynamique des créations et des défaillances d'entreprises en France et les risques associés. Il sera mis à jour sur une base trimestrielle.