Nos nowcasts pour la France, la zone euro et les États-Unis.
Selon notre nowcast, la croissance se renforcerait en zone euro (+0,4% t/t, après +0,2% au T4) et en France (+0,3% t/t, après +0,2% au T4), portée par des dynamiques favorables malgré le choc énergétique enclenché en mars. Aux États-Unis, le rebond suggéré par le GDP Now (+0,3% t/t, après +0,1% au T4) est sous-estimé. En effet, cet indicateur ne prend pas en compte l’effet favorable post-shutdown (ce que fait notre prévision à 0,9% t/t non annualisé).
Les indices d’activité résistent, la confiance des ménages s’érode. Les indicateurs de climat des affaires n’ont pas décroché en mars et les perspectives de hausses des prix sont cantonnées à quelques secteurs (pétrole, chimie). Le retournement est, à ce stade, moins marqué dans les services et la construction. La confiance des ménages se dégrade plus nettement sur fond de hausse notable des anticipations d’inflation et de perspectives économiques et du chômage plus moroses.
Le choc énergétique s’est traduit principalement par un comportement de précaution de la part des entreprises qui ont augmenté leurs stocks en mars. Ces dernières font état de la forte hausse des coûts des intrants (qui restent néanmoins inférieurs à leurs niveaux de 2022). À court terme, l’augmentation de leurs stocks (avant l’accélération de l’inflation) a soutenu la production. La hausse des prix de l’énergie ne semble pas avoir affecté, à ce stade, le comportement de dépense des ménages.
Diffusion limitée pour le moment du choc sur les prix de l’énergie. Les indices des prix prévus ont peu rebondi en mars, quel que soit le secteur (situation très différente de 2022). Ce choc n’implique pas, pour l’heure, de contrainte d’offre majeure. La production devrait être davantage pénalisée par la diminution de la demande avec la réapparition de la problématique du pouvoir d’achat. Cette dernière inquiète les ménages, mais ils n’ont pour le moment pas révisé à la baisse leurs intentions de dépenser.
Le climat des affaires reste pour le moment solide malgré le choc énergétique. Les entreprises signalent surtout une hausse des coûts des intrants, qui se traduirait par une augmentation, dans les prochains mois, des prix des produits vendus. La production reste bien orientée, tant dans l’industrie que dans les services. En revanche, la confiance des ménages se détériore nettement, sous l’effet d’anticipations d’inflation en forte hausse.
Les enquêtes suggèrent un bon niveau d’activité au T1 mais montrent déjà des signes de détérioration à partir du T2. Les indicateurs du climat des affaires ont été plutôt bons en début d’année 2026. Toutefois, ils signalent désormais un retournement, avec un rebond des contraintes d’offres et une détérioration prévisible de la demande (entreprises et ménages). L’indice de production manufacturière se contracte pour la première fois depuis six mois.?
Les enquêtes de climat des affaires témoignent de la vigueur de l’économie malgré le choc énergétique. En mars, le climat des affaires (ISM) est resté en zone d’expansion dans les secteurs manufacturier (qui atteint un record sur 4 ans) et non-manufacturier. Mais les délais de livraison de la part des fournisseurs s’allongent et, surtout, la hausse des prix payés accélère (à un plus haut depuis 2022). En revanche, le sentiment des ménages (Michigan) décroche nettement. Les anticipations se détériorent, notamment concernant l’inflation à 1 an.
Économie en bonne santé avant le choc énergétique. Le climat des affaires (PMI) atteint au T1 2026 un plus haut depuis 2013, mais les données de mars font apparaître un ralentissement. Les nouvelles inquiétudes des ménages sont visibles le même mois dans le décrochage de la confiance (après un plus haut post-Covid en février) généralisé à ses sous-composantes (niveau de vie en général, propension aux achats de biens durables). Cela met un terme à une trajectoire haussière de plusieurs mois.
La croissance accélère au T1, tirée par le secteur manufacturier exportateur. L’amélioration du climat des affaires dans l’industrie avait annoncé le renforcement de l’activité. La croissance de la production industrielle a atteint 6,1% en g.a. au T1, contre 5,0% au T4 2025. soutenue par la forte hausse des exportations – en particulier de biens électroniques. Ce dynamisme a contribué au léger redressement de l’investissement au T1. La croissance dans les services a quant à elle ralenti de 5,6% en g.a. au T4 2025 à 5,0% au T1 2026. Le rebond des ventes au détail observé en janvier-février n’a pas duré en raison, notamment, d’un moindre effet des programmes de subventions publiques. L’indice de confiance des consommateurs se redresse lentement depuis plusieurs mois, mais reste très bas
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