Nous avons sélectionné un ensemble d’indicateurs pour suivre les répercussions de ce nouveau choc énergétique, dû à la guerre au Moyen-Orient, sur l’activité et les prix dans la zone euro, aux États-Unis, sur les marchés du pétrole et du gaz et dans les pays émergents. Nous pourrons aussi voir dans quelle mesure la situation actuelle se rapproche de celle de 2022 lors du déclenchement du conflit en Ukraine. Ce tableau de bord graphique et commenté sera mis à jour sur une base mensuelle le temps nécessaire.
La réaction des enquêtes de confiance et de l’inflation est, pour l’heure, limitée et les évolutions sont globalement moins défavorables en mars 2026 qu’en mars 2022. Il faut toutefois s’attendre à ce que la détérioration observée se poursuive : la question qui se pose est celle de son ampleur.
La guerre en Iran a trouvé une traduction immédiate – négative mais contenue – dans les données américaines, qu’il s’agisse des indicateurs d’activité ou des enquêtes de confiance. Dès le mois de mars, l’inflation CPI a enregistré sa hausse mensuelle la plus importante depuis 2022 et grimpé à +3,3% a/a (+0,9pp) – presque exclusivement du fait du prix de l’essence, l’indice hors énergie étant quasiment stable.
En mars 2026, l’impact inflationniste de l’envolée des prix du pétrole et du gaz est resté modéré tant en termes absolus, avec un taux d’inflation moyen pour les principaux pays émergents de 4,3% contre 3,9% en février, que par rapport à 2022. L’absence de contagion aux prix agricoles et alimentaires en est la principale explication. L’opinion des industriels sur l’évolution des prix des intrants est d’ailleurs moins dégradée qu’en 2022. Toutefois, une diffusion de la hausse des prix des engrais et des intrants dérivés du pétrole à l’ensemble des prix est attendue.
Pour le moment, les cours du pétrole et du gaz européen semblent réagir davantage au choc énergétique lié à la guerre au Moyen-Orient que lors du choc qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie. On constate une forte réaction des cours du baril physique (dated Brent). La réaction du prix du gaz spot en Europe (TTF) est plus modérée que celle du pétrole. En fin, contrairement à 2022, les prix de gros de l’électricité en Europe sont, pour le moment, orientés à la baisse en raison de la décarbonation du mix électrique et de conditions météorologiques favorables.
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