La guerre en Iran a trouvé une traduction immédiate – négative mais contenue – dans les données américaines, qu’il s’agisse des indicateurs d’activité ou des enquêtes de confiance.
Dès le mois de mars, l’inflation CPI a enregistré sa hausse mensuelle la plus importante depuis 2022 et grimpé à +3,3% a/a (+0,9pp) – presque exclusivement du fait du prix de l’essence, l’indice hors énergie étant quasiment stable.
Le climat des affaires, très dynamique pré-choc, est résistant mais laisse apparaître une hausse du prix des intrants plus importante (indicateur avancé de l’inflation) et un allongement des délais de livraison. Ces deux développements sont directement liés au conflit au Moyen-Orient et s’ajoutent à la question des tarifs douaniers. En outre, les ménages, dont le sentiment était déjà fortement détérioré, voient leurs perspectives se dégrader davantage et leurs anticipations d’inflation augmenter.
Les conditions macroéconomiques sont toutefois nettement moins inflationnistes qu’en 2022, et les petites entreprises n’ont, pour l’heure, pas davantage l’intention d’augmenter leurs prix de vente.