En mars 2026, l’impact inflationniste de l’envolée des prix du pétrole et du gaz est resté modéré tant en termes absolus, avec un taux d’inflation moyen pour les principaux pays émergents de 4,3% contre 3,9% en février, que par rapport à 2022. L’absence de contagion aux prix agricoles et alimentaires en est la principale explication. L’opinion des industriels sur l’évolution des prix des intrants est d’ailleurs moins dégradée qu’en 2022. Toutefois, une diffusion de la hausse des prix des engrais et des intrants dérivés du pétrole à l’ensemble des prix est attendue.
Le climat des affaires s’est sensiblement dégradé tant en termes absolus que relatifs. Cette détérioration fait cependant suite à un redressement sensible en février 2026. Au contraire, avant le choc de 2022, le climat des affaires se dégradait. L’impact sur l’activité sera peut-être moins sévère cette fois-ci.
Selon les estimations de l’Institut pour la finance internationale (IIF), les sorties d’investissements de portefeuille des non-résidents sur les principaux marchés émergents ont atteint USD 70 mds en mars 2026, un record. Toutefois, la Corée du Sud et Taïwan, qui doivent plutôt être considérés comme des pays développés, en expliquent les trois quarts. Dans l’ensemble, le stress financier déclenché par le choc énergétique sur les pays émergents stricto sensu était, à la fin mars 2026, un peu moins important qu’en 2022.