En avril 2026, l’impact inflationniste de l’envolée des prix du pétrole et du gaz se diffuse, le taux d’inflation moyen pour les principaux pays émergents ayant atteint 4,8% sur un an contre 3,9% en février. Le choc reste contenu par rapport à 2022 en raison d’une faible contagion aux prix agricoles et alimentaires. En revanche, l’opinion des industriels sur l’évolution des prix des intrants s’est fortement dégradée. Le choc des prix des hydrocarbures sur ceux des engrais et des intrants dérivés du pétrole à l’ensemble des prix se fait plus durement sentir.
Comme pressenti en mars, l’impact sur l’activité manufacturière est bien moins sévère qu’en 2022, le climat des affaires étant devenu moins négatif. Au contraire, avant le choc de 2022, le climat des affaires avait continué de fortement se dégrader.
Selon les estimations de l’Institut pour la finance internationale (IIF), les investissements de portefeuille des non-résidents sur les principaux marchés émergents ont rebondi (+USD 38,9 mds) après les sorties massives de mars (-USD 85,7 mds), lesquelles ont été révisées en hausse par rapport à l’estimation faite en mars. Le retour des investisseurs sur les places chinoise, taiwanaise et coréenne explique l’essentiel du rebond. À noter qu’à l’inverse, les sorties d’investissement des marchés indiens se sont poursuivies. À première vue, le choc pétrolier a généré une volatilité des flux d’investissements de portefeuille bien plus importante qu’en 2022 mais cette volatilité est concentrée sur quelques marchés.