La guerre en Iran a trouvé une traduction immédiate – négative mais encore contenue – dans les données américaines, qu’il s’agisse des indicateurs d’activité ou des enquêtes de confiance.
L’inflation CPI a enregistré au mois de mars sa hausse mensuelle la plus importante depuis 2022 avant d’atteindre +3,8% a/a en avril (+1,4pp en deux mois et un plus haut depuis 2023) – presque exclusivement du fait du prix de l’essence, l’indice hors énergie enregistrant une hausse plus modérée (+0,2pp).
Le climat des affaires, très dynamique avant le choc, résiste mais laisse apparaître une hausse du prix des intrants plus importante (indicateur avancé de l’inflation) et un allongement des délais de livraison. Ces deux développements sont directement liés au conflit au Moyen-Orient et s’ajoutent aux effets des tarifs douaniers. En outre, les ménages, dont la confiance était déjà fortement détériorée, voient leurs perspectives se dégrader davantage du fait de leur sensibilité au prix de l’essence, en forte hausse. Leurs anticipations d’inflation augmentent.
Les conditions macroéconomiques sont toutefois nettement moins inflationnistes qu’en 2022. En outre, les petites entreprises n’ont pas, pour l’heure, de nette intention d’augmenter leurs prix de vente.