Les marchés du pétrole et du gaz peinent à trouver une direction étant donné l’instabilité persistante affectant la circulation dans le détroit d’Ormuz. Si les cours du pétrole ont pour le moment réagi de manière équivalente aux deux chocs énergétiques (2022 et 2026), la hausse de ceux du gaz reste inférieure à celle qui a suivi l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Pétrole : Les cours du baril de Brent connaissent une forte volatilité au gré des tensions géopolitiques affectant la circulation dans le détroit. Ils sont repartis en forte hausse durant le mois de juillet après la rupture du MoU conclu entre les États-Unis et l’Iran. Néanmoins, l’écart entre le cours à terme du baril (Brent) et celui du baril physique (dated Brent) reste réduit depuis début juin grâce à la réduction accélérée des stocks OCDE (notamment les SPR US) et la baisse des importations chinoises de pétrole.
Gaz : les cours spot du gaz en Europe (TTF) sont significativement reparti en hausse au cours du dernier mois pour deux raisons principales : 1/ la reprise des tensions dans le détroit, 2/ la concurrence accrue sur le marché du GNL entre l’Europe, qui reconstitue ses stocks, et l’Asie, dont la demande est élevée durant les mois d’été.
Électricité : Contrairement à 2022, les prix de gros de l’électricité en Europe sont, pour le moment, quasi stables depuis le déclenchement du conflit. Les prix du gaz restent un déterminant important du prix de l’électricité de gros, mais les progrès dans la décarbonation du mix électrique depuis 2022 expliquent cette évolution récente. Néanmoins, la vague de chaleur durable que connaît une partie de l’Europe depuis plusieurs semaines a fait remonter significativement la demande d’électricité et pousse les prix à la hausse.