La performance macroéconomique américaine reste solide depuis le début du choc, ce qu’illustre une croissance de +4,1% (rythme annualisé) de la consommation et de l’investissement non résidentiel privé au T2. En parallèle, le potentiel de désinflation par l’énergie est entamé : depuis le 8 juillet, le prix du pétrole WTI (référence américaine) s’établit à USD 82/bbl en moyenne, dans une fourchette de USD 72-92.
L’inflation CPI est repartie à la hausse en juillet (+0,1% m/m) après le recul de juin (-0,4% m/m). La variation annuelle se réduit à 3,4% (-0,1pp) mais demeure 1 pp plus haute que son niveau de février, dernier point pré-guerre. Ce différentiel tient entièrement à l’énergie : sa contribution au glissement annuel était quasi-nulle en février et s’élève désormais à 1,0pp. L’inflation hors énergie est à 2,55% a/a (-0,1pp) en juillet, soit le même niveau qu’en février. Les conditions macroéconomiques sont nettement moins inflationnistes qu’en 2022, même si les petites entreprises ont accru leurs projets d’augmentation des prix de vente.
Le climat des affaires a gagné en dynamisme malgré le choc. L’ISM manufacturier est en expansion ininterrompue depuis janvier 2026, après 36 mois de contraction sur 38. Dans le même temps, le prix des intrants – indicateur avancé de l’inflation – et les délais de livraison ont gagné en tension. Le Moyen-Orient s’ajoute aux pressions existantes : acier et aluminium, tarifs douaniers, disponibilité des intrants.
En outre, la confiance des ménages reste fortement dégradée – une tendance de longue date – et leur sensibilité au prix de l’essence empêche toute amélioration. Cependant, la consommation réelle ne s’est jamais contractée d’un mois à l’autre depuis le début du conflit.