Nous avons sélectionné deux mesures de l’inflation (avec et hors énergie) et six données d’enquête : la confiance des entreprises au travers des indices PMI du climat des affaires dans le secteur manufacturier et celui des services ; les composantes « prix des intrants » et « prix de vente » de l’indice PMI composite (pour identifier les pressions inflationnistes directes) ; la composante « délais de livraison » du PMI manufacturier (indicateur direct d’éventuelles difficultés d’approvisionnement et du déséquilibre offre-demande et donc, indirectement, des pressions inflationnistes à l’œuvre) ; la confiance des ménages au travers de sa composante « appréciation de la situation financière » (pour capter l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat).
L’évolution de chacun de ces indicateurs est observée par rapport au mois m=0 qui correspond au déclenchement du conflit. L’indicateur n’est pas représenté en niveau mais en variation, cumulée, par rapport au mois m=0.
Le bilan des données disponibles pour le mois de mai penche du côté positif L’inflation continue certes de monter (+ 1,3 point de pourcentage en trois mois) mais la contribution de la composante « énergie » domine toujours.
D’après les enquêtes PMI sur le climat des affaires, les pressions inflationnistes progressent via la hausse des prix des intrants mais celle des prix de vente demeure plus contenue. L’allongement des délais de livraison se poursuit, en revanche, ce qui est de nature à alimenter l’inflation. Le climat des affaires dans le secteur manufacturier se replie, après 4 mois consécutifs d’amélioration.
Le climat des affaires dans les services et la confiance des consommateurs sont, cette fois, pourvoyeurs de bonnes nouvelles : le premier a interrompu sa détérioration et la seconde s’est légèrement redressée. Il reste à voir, maintenant que le risque d’une escalade sévère du conflit en Iran a reculé, dans quelle ampleur les données d’enquête connaîtront une amélioration à compter de juin.