L’Espagne générerait des excédents primaires à partir de 2026. Le déficit primaire est passé de 2,3% du PIB en 2022 à 0,7% en 2024 grâce à la suppression des mesures de soutien mises en place après la pandémie et à la reconduction des budgets de l’État depuis 2023. Le déficit devrait se réduire à 0,1% en 2025, puis devenir un excédent, qui s’accentuera jusqu’en 2030 (+1,0%).
Le solde primaire stabilisant resterait inférieur au solde primaire, permettant une réduction de la dette publique. À partir de 2028 toutefois, l’écart entre les deux soldes se réduirait, impliquant une moindre réduction de la dette à moyen terme.
Jusqu’à la fin de la décennie, la croissance nominale (4,1% en moyenne) devrait rester supérieure au taux d’intérêt apparent (2,7%), en raison d’une croissance réelle toujours dynamique (2,0%), et d’une inflation proche de 2%. Cela permettra une réduction de la dette publique durant cette période.
Néanmoins, le ratio d’endettement se stabiliserait progressivement vers la barre des 90% à horizon 2030: le taux d’intérêt apparent (3,1%) devenant très proche de la croissance nominale (3,2%).