En mai 2026, le taux moyen d’inflation mesuré par l’IPC dans les principales économies émergentes est resté globalement stable à 4,7 % par rapport aux 4,8 % en avril. L’impact reste limité par rapport à 2022, les effets de contagion étant plus faibles sur les prix agricoles et alimentaires. Les perceptions des industriels sur l’évolution des prix des intrants et des produits finis ont cessé de se détériorer, mais ils restent plus pessimistes qu’en 2022.
L’indice PMI manufacturier est resté stable en mai après le rebond observé en avril. L’impact négatif du choc sur l’activité manufacturière depuis le début de l’intervention militaire en Iran reste moins marqué qu’en 2022, mais la situation reste fragile.
Selon les estimations de l’IIF, les flux d’investissements de portefeuille ont connu un nouveau revirement brutal en mai (USD -26,6 mds) après le rebond observé en avril. Les fluctuations en dents de scie depuis mars traduisent la nervosité des investisseurs au vu du risque géopolitique très élevé. Les sorties de capitaux en mai ont surtout concerné les actions, tandis que les flux de dette sont restés positifs. L’Asie émergente a représenté à elle seule plus de la moitié des sorties de capitaux des marchés émergents du fait de ventes massives d’actions en Corée du Sud et en Inde. L’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pourrait entraîner une nouvelle correction à la hausse en juin.