La remontée de l’inflation des prix à la consommation depuis février 2026 est beaucoup moins marquée qu’en 2022, et s’est interrompue en mai et juin 2026. Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes est estimé à 4,6% en glissement annuel en juin, contre 4,8% en avril. L’impact inflationniste est plus limité qu’en 2022 en raison, notamment, de moindres effets de contagion sur les prix agricoles et alimentaires.
Les perceptions des industriels concernant l’évolution des prix des intrants et des produits finis ont cessé de se détériorer depuis mai.
L’indice PMI manufacturier est resté quasiment stable en mai et juin après le rebond du mois d’avril. L’impact négatif du choc sur l’activité manufacturière depuis le début de la guerre en Iran est – jusqu’à maintenant – plus modeste qu’en 2022.
Selon les estimations de l’IIF, les flux d’investissements de portefeuille des non-résidents vers les marchés émergents sont restés négatifs en juin 2026 (USD -17,8 mds). Ils ont été très volatiles depuis le début de la guerre, traduisant la nervosité des investisseurs. Les sorties de capitaux en mai et juin ont surtout concerné les actions, tandis que les flux nets de dette sont restés positifs. En juin, la Chine a enregistré des sorties nettes de capitaux de ses marchés de dette et ses marchés actions.