La signature, mi-juin, du mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran a permis, avant la reprise des hostilités mi-juillet, une amélioration des données américaines.
L’inflation CPI a enregistré au mois de juin son premier recul mensuel (-0,4% m/m) depuis 2020, entraîné par la composante essence (-9,7% m/m), et s’établit à +3,5% a/a. Elle est en net recul par rapport à mai (+4,2% a/a) mais reste 1,1pp au-dessus du niveau pré-conflit. L’inflation hors-énergie recule (-0,2pp à +2,7% a/a) et se rapproche de son rythme de février.
Le climat des affaires, très dynamique avant le choc, résiste. Dans le même temps, la hausse du prix des intrants (indicateur avancé de l’inflation) et l’allongement des délais de livraison restent à des niveaux importants mais affichent une modération après le bond de mars/avril. Ces deux développements sont directement liés au conflit au Moyen-Orient. En outre, les ménages, dont la confiance était déjà fortement détériorée, ont vu leurs perspectives et leurs anticipations d’inflation se dégrader davantage du fait de leur sensibilité au prix de l’essence, avant un redressement partiel.
Les conditions macroéconomiques demeurent nettement moins inflationnistes qu’en 2022, même si les petites entreprises ont accru leurs projets d’augmentation de leurs prix de vente.