Croissance au beau fixe au T4 2025 La croissance du PIB augmente selon notre nowcast en zone euro (+0,4% t/t) et le GDP Now aux États-Unis (+1,3% t/t). En France, notre nowcast suggère un nouveau bon chiffre (+0,3% t/t). Nos prévisions tablent sur des accélérations trimestrielles en Espagne (+0,7%), au Royaume-Uni (0,2%), en Italie (0,2%) et au Japon (0,3%). Il en va de même du chiffre publié en Chine (+1,2%).
Vers une poursuite de la performance au T1 2026 Le climat des affaires s’est amélioré au T4 en France, en Italie, en Espagne, au Japon, au Royaume-Uni et en Chine. Aux États-Unis, le dynamisme s’est renforcé dans les services (contrairement à l’industrie). En Allemagne, une dichotomie existe entre les secteurs bénéficiant de la commande publique et ceux pénalisés par les tarifs américains.
Indicateurs économiques du T4 2025
Des ménages toujours méfiants mais prêts à dépenser davantage Les indices de confiance traduisent une méfiance d’ordre général (ex. impact des tarifs sur l’inflation aux États-Unis). Mais la situation personnelle des ménages est souvent meilleure que leur perception du contexte général. La consommation en bénéficie. Principal soutien de la croissance aux États-Unis, elle tend à s’améliorer en zone euro, où un rebond notable des intentions de dépense est observé.
Marché du travail : vers davantage de résilience ? Si le net ralentissement des créations d’emplois reste d’actualité aux États-Unis, le taux de chômage s’est plutôt stabilisé. En zone euro (Italie et Espagne surtout), ce dernier continue de baisser ; en France, les craintes concernant le chômage régressent. Le chômage reste modéré au Japon. Il continue de croître de façon modérée au Royaume-Uni.
Inflation : la modération l’emporte L’inflation est de retour à la cible de la BCE en zone euro (notamment en Allemagne), mais lui reste inférieure en France et en Italie. L’inflation a ralenti également au Royaume-Uni, comme aux États-Unis malgré le choc tarifaire. L’inflation reste très modérée en Chine. Elle se maintient au Japon.
Politique monétaire : vers des banques centrales attentistes en 2026 ? La croissance s’accélère et l’inflation n’est inférieure à la cible dans aucune des zones monétaires avancées. La Fed et la BoE diminueraient une fois leurs taux directeurs au T1 avant de s’interrompre, ce que la BCE a d’ores et déjà fait. Nous prévoyons deux hausses (25 pb) au T2 et au T4 au Japon, et deux baisses (10 pb) au T1 et au T3 en Chine.
La croissance des flux de financement se poursuit en zone euro Bien que les taux d’intérêt des prêts au secteur privé non financier soient stabilisés depuis plusieurs mois, la croissance du crédit se poursuit (aux entreprises comme aux ménages).