Marché du travail : activité et taux de chômage Manque de dynamisme du marché du travail.
Au T4, le taux de chômage urbain s’est stabilisé à 5,1%, mais le nombre moyen d’heures travaillées n’a pas augmenté, et la croissance du revenu disponible réel par tête a ralenti ; elle a atteint +5,0% en 2025, contre une moyenne annuelle de +6,7% en 2015-2019. Les conditions du marché du travail restent dégradées par rapport aux années pré-Covid, ce qui s’explique, notamment, par une croissance plus modeste de la production dans les services (+5,5% en 2025, contre +7,8% en moyenne en 2015-2019). Le redressement dans les services reste fragile ; leur croissance a d’ailleurs marqué le pas au T4 (+4,6% en g.a. après +5,7% au T3).
Inflation et politique monétaire
Légère réduction des pressions déflationnistes.
L’inflation IPC est passée de -0,2% en g.a. au T3 2025 à +0,6% au T4, tirée par l’inflation sous-jacente (+1,2% au T4) et la hausse des prix des denrées alimentaires (après neuf mois de baisse). La baisse des prix à la production s’est légèrement réduite (-2,1% en g.a. au T4, contre -2,9% au T3). Les pressions déflationnistes pourraient continuer de s’atténuer légèrement à court terme sous l’effet, notamment, des mesures anti-involution.