Au global, sur la base des données disponibles jusqu’en août 2026, l’impact inflationniste et sur l’activité du choc énergétique actuel demeure sensiblement moindre que le choc de 2022. Du fait du regain de tensions dans le conflit en Iran et, en conséquence, sur les prix des hydrocarbures, l’inflation connaît une nouvelle phase de hausse, mais d’ampleur limitée pour l’heure et uniquement tirée par les prix de l’énergie. Dans leur ensemble, les données d’enquête ne portent pas la trace de ces évolutions négatives.
Le bilan des données disponibles pour le mois d’août est positif sur le plan des enquêtes de confiance et conforte les signaux encourageants des mois précédents. D’après les enquêtes PMI sur le climat des affaires, les pressions inflationnistes continuent de se modérer, tandis que les tensions sur l’offre se sont stabilisées. Le climat des affaires dans les services demeure stable, consolidant sa hausse passée, et celui dans le secteur manufacturier enregistre une nouvelle et nette amélioration. Autre évolution remarquable et encourageante : le redressement de la confiance des ménages pour le quatrième mois d’affilée.
La performance macroéconomique américaine reste solide depuis le début du choc, ce qu’illustre une croissance de +4,1% (rythme annualisé) de la consommation et de l’investissement non-résidentiel privé au T2. En parallèle, le potentiel de désinflation par l’énergie est entamé : depuis le 8 juillet, le prix du pétrole WTI (référence américaine) s’établit à USD 82/bbl en moyenne, dans une fourchette de USD 72-92.
L’inflation a reflué en juin-juillet. Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes est revenu à 4,3% en glissement annuel en juillet, contre 4,8% en avril. L’impact inflationniste reste plus faible qu’en 2022 en raison, notamment, de effets de contagion moindres sur les prix agricoles et alimentaires. L’opinion des industriels sur l’évolution des prix des intrants et des produits finis est revenue à son niveau d’avant le conflit armé. Mais, dans un contexte d’évènements climatiques extrêmes et destructeurs qui s’intensifient, les tensions sur les prix agricoles et alimentaires sont probablement encore à venir.
Les marchés du pétrole et du gaz restent volatils et ont suivi des trajectoires différentes en août. Le marché du gaz ne bénéficie pas des amortisseurs présents sur celui du pétrole brut. Les cours du pétrole se sont stabilisés à un niveau élevé, accentuant l’écart par rapport à la crise de 2022, tandis que la hausse des cours du gaz reste inférieure à celle qui a suivi l'invasion de l'Ukraine, mais le rythme de hausse des cours est élevé.
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