L’inflation a reflué en juin-juillet. Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes est revenu à 4,3% en glissement annuel en juillet, contre 4,8% en avril. L’impact inflationniste reste plus faible qu’en 2022 en raison, notamment, de moindres effets de contagion sur les prix agricoles et alimentaires. L’opinion des industriels concernant l’évolution des prix des intrants et des produits finis est revenue à son niveau d’avant le conflit armé.
Mais, dans un contexte d’évènements climatiques extrêmes et destructeurs qui s’intensifient, les tensions sur les prix agricoles et alimentaires sont probablement encore à venir.
De plus, l’indice PMI manufacturier s’est légèrement détérioré en juillet et est toujours en deçà de son niveau de février 2026. La dégradation de l’activité a été moins forte qu’en 2022 mais la récupération est poussive.
Selon les estimations de l’Institute for International Finance, les flux d’investissements de portefeuille des non-résidents à destination des marchés émergents sont particulièrement volatils depuis le début du conflit armé, traduisant la nervosité des investisseurs. L’évolution en cumul depuis février permet de mieux déceler des tendances. Sur les marchés actions, les sorties ont persisté jusqu’en juillet. En revanche, les investisseurs sont revenus sur les marchés obligataires locaux (USD 30 mds en moyenne par mois depuis avril). Les taux d’intérêt domestiques et les primes de risque ont très bien résisté au choc (et bien mieux qu’en 2022) et aux tensions sur les marchés obligataires des pays avancés qui se sont accentuées cet été.