Eco Perspectives

Pays avancés : d'une résilience à l'autre

06/10/2026
PDF

- L’économie mondiale connaît actuellement un cycle de croissance : la croissance du PIB s’avère plus résistante aux chocs que prévu.

- Les chiffres du deuxième trimestre le confirment : l’impact négatif sur la croissance de la forte hausse des prix du pétrole est compensé par une série de facteurs.

- Le moteur du cycle de croissance actuel est clairement identifié : l’intelligence artificielle (IA).

- Plus généralement, les grandes économies mondiales augmentent leurs investissements en biens d’équipement.

- Alors que les ménages européens et américains subissent un choc sur les prix de l’énergie équivalent, l’inflation et la consommation des ménages restent plus élevées aux États-Unis.

- Une inflation plus forte et supérieure à l’objectif des banques centrales justifie un resserrement monétaire.

- L’inflation dépasse l’objectif fixé par trois des quatre banques centrales suivies (la Fed, la Banque d’Angleterre et la BCE) : elle devrait atteindre son pic entre le quatrième trimestre 2026 et le premier trimestre 2027, mais le risque que l’inflation énergétique se propage est important.

- L’inflation peut aussi être le signe d’une vigueur économique (excessive) dans le cas des États-Unis.

- Les politiques monétaires doivent contrebalancer les effets inflationnistes de la politique budgétaire (en particulier au Japon).

- Le déclenchement du conflit en Iran a joué un rôle de catalyseur : la hausse des prix de l’énergie qui en a résulté contribue à la récente remontée des taux longs (dont la tendance était à la baisse en début d’année) vers des niveaux proches de ceux de 2002.

- L’autre problème réside dans le niveau des déficits budgétaires (trop élevé pour une période de croissance) mais les situations varient : aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, le ratio dette publique/PIB augmente tandis qu’il s’est stabilisé en Italie et a diminué en Espagne et au Japon.

- La hausse des taux d’intérêt à long terme pèsera sur les finances publiques. L’équation budgétaire est plus simple aujourd’hui qu’elle ne le sera en 2030 : le taux effectif aura alors augmenté jusqu’à rattraper la croissance du PIB.

Pour plus d’informations, retrouvez :

EcoPerspectives — Économies développées | T3 2026 – Études Économiques – BNP Paribas

Pays avancés : d'une résilience à l'autre (prévisions au 30 septembre 2026)

États-Unis : une expansion à l’épreuve des chocs (mis à jour le 2 octobre 2026)

Zone euro : Une croissance sur de bons rails malgré les secousses (mis à jour le 1er octobre 2026)

Allemagne : Une reprise portée par les exportations (mis à jour le 1er octobre 2026)

France : La croissance plie, mais ne rompt pas (mis à jour le 1er octobre 2026)

Italie : Les fonds européens soutiennent la croissance, mais les contraintes sur l’industrie et la dette persistent (mis à jour le 1er octobre 2026)

Espagne : Croissance robuste (mis à jour le 5 octobre 2026)

Royaume-Uni : La croissance résiste aux chocs (mis à jour le 1er octobre 2026)

Japon : Croissance sous tension (mis à jour le 1er octobre 2026)
LES ÉCONOMISTES AYANT PARTICIPÉ À CET ARTICLE
Equipe : Économies avancées
Equipe : Économies avancées