Les marchés du pétrole et du gaz se sont orientés à la hausse en septembre en raison notamment de la résurgence de perturbations importantes affectant la circulation des hydrocarbures dans le Golfe. Les flux en mer Rouge ont été contraints tandis que le maintien d’un niveau élevé d’exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz reste fragile. En variation, les évolutions des prix du pétrole et du gaz sont actuellement supérieures à celles enregistrées au cours de la crise de 2022, mais en niveau, les cours du gaz restent très inférieurs à ceux de 2022.
Pétrole
Les cours du baril de Brent ont à nouveau atteint plus de 100 $/b durant le mois de septembre en raison de tensions persistantes dans le Golfe (notamment en mer Rouge), et ce malgré le niveau élevé des exportations des pays du Golfe (l’oléoduc de contournement et le trade shuttle [convois de tankers sous protection de la marine US] ont permis d’atteindre depuis juillet plus de 70% du niveau d’exportation pré-crise). Le retour de fortes perturbations sur les circuits d’approvisionnement a provoqué une hausse de l’écart entre le cours à terme du baril (Brent) et celui du baril physique (dated Brent).
Gaz
Les cours spot du gaz en Europe (TTF) restent orientés à la hausse pour deux principales raisons :
1/ l’absence de reprise des flux de LNG sortant du Golfe (contrairement au pétrole),
2/ la concurrence accrue sur le marché du GNL entre l’Europe, qui reconstitue ses stocks pré-hivernaux, et l’Asie, dont la demande est élevée durant les mois d’été.
Électricité
La hausse des prix européens de gros de l’électricité a accéléré durant l’été avec la succession de vagues de chaleur qui ont accru la demande d’électricité. Par ailleurs, la production d’électricité nucléaire a été contrainte par la hausse des températures et la sécheresse dans certains pays d’Europe centrale et en France dans une moindre mesure. Dans ce contexte, le recours à des ressources plus coûteuses (gaz) oriente les prix de l’électricité à la hausse.