Sur la base des données disponibles jusqu’en septembre 2026, l’activité continue globalement de faire preuve de résilience. C’est notable dans les enquêtes sur le climat des affaires. La confiance des ménages, en revanche, est plus exposée et sensible aux tensions sur les prix de l’énergie. Les conditions de financement des économies émergentes continuent également de résister au choc (bien mieux qu’en 2022) et aux tensions sur les marchés obligataires des pays avancés.
Le bilan des enquêtes de confiance disponibles pour le mois de septembre demeure globalement positif. D’après les enquêtes PMI, le climat des affaires dans les services connaît, en effet, une nette embellie et celui dans le secteur manufacturier demeure confortablement en zone d’expansion pour le 8e mois d’affilée. En revanche, la confiance des ménages marque son premier repli depuis 5 mois, probablement en raison de la remontée de l’inflation et des inquiétudes sur le pouvoir d’achat
La performance macroéconomique américaine est solide depuis le début du choc, ce qu’illustre la croissance à, respectivement, +3,8% et +9% (en rythme trimestriel annualisé) de la consommation et de l’investissement non résidentiel privé au T2. Dans le secteur manufacturier, le climat des affaires a gagné en dynamisme malgré le choc, tandis que l’impact de ce choc sur le climat dans le secteur des services est demeuré très limité. La réaction immédiate de la confiance des ménages a été, en revanche, plus négative avant d’amorcer une amélioration qui s’est toutefois interrompue en août.
Le taux moyen de l’inflation IPC dans les quinze principales économies émergentes s'est stabilisé à 4,3% en glissement annuel en août. L’impact inflationniste reste plus faible qu’en 2022 en raison, notamment, d’effets de contagion moindres sur les prix agricoles et alimentaires. L’opinion des industriels concernant l’évolution des prix des intrants et des produits finis est revenue à son niveau précédant le conflit armé.
Les marchés du pétrole et du gaz se sont orientés à la hausse en septembre en raison notamment de la résurgence de perturbations importantes affectant la circulation des hydrocarbures dans le Golfe. Les flux en mer Rouge ont été contraints tandis que le maintien d’un niveau élevé d’exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz reste fragile. En variation, les évolutions des prix du pétrole et du gaz sont actuellement supérieures à celles enregistrées au cours de la crise de 2022, mais en niveau, les cours du gaz restent très inférieurs à ceux de 2022.
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