La performance macroéconomique américaine est solide depuis le début du choc, ce qu’illustre la croissance à, respectivement, +3,8% et +9% (en rythme trimestriel annualisé) de la consommation et de l’investissement non résidentiel privé au T2.
Dans le secteur manufacturier, le climat des affaires a gagné en dynamisme malgré le choc, tandis que l’impact de ce choc sur le climat dans le secteur des services est demeuré très limité. La réaction immédiate de la confiance des ménages a été, en revanche, plus négative avant d’amorcer une amélioration qui s’est toutefois interrompue en août (dernière donnée disponible pour le sentiment des ménages sur leur situation financière personnelle future). L’indicateur synthétique de l’Université du Michigan a continué de se détériorer en septembre du fait certainement de la forte progression des prix des carburants. Mais qui dit confiance dégradée ne dit, toujours pas, comportement moins dépensier, au niveau agrégé en tout cas.
Sur le front de l’inflation, la remontée enregistrée juste après le début du conflit en Iran a été plus marquée que dans les mois ayant suivi l’invasion russe de l’Ukraine. Si, malgré le reflux de juin, l’inflation est restée élevée, elle est demeurée remarquablement stable en juillet et août (3,4% a/a). Et l’inflation hors énergie a enregistré, en août, un troisième reflux consécutif (2,5% a/a, même rythme qu’en février). Compte tenu des pressions inflationnistes existantes, l’inflation devrait néanmoins reprendre le chemin de la hausse en septembre.