Reculer pour mieux sauter

03/05/2021
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Selon des estimations de l’Office statistique allemand Destatis, l’activité économique s’est contractée de 1,7% en T1 2021, après une forte croissance au deuxième semestre de 2020 (8,5% en T3 et 0,5% en T4). Ce résultat s’explique en grande partie par le durcissement des restrictions liées au coronavirus, à la mi-décembre, qui a fait plomber la consommation privée. De plus, dans le secteur de la construction, l’activité a été perturbée par de mauvaises conditions météorologiques. Seule l’industrie manufacturière a affiché une croissance de la production, soutenue par une demande extérieure robuste. Ce développement est en partie confirmé par notre baromètre pour le mois d’avril, qui est principalement établi à partir des données du premier trimestre. La zone en bleu du graphique est restée quasiment inchangée par rapport au trimestre précédent (zone délimitée par la ligne en pointillés). La forte baisse des ventes de détail sur la période décembre-février est due à la fermeture des commerces non essentiels depuis la mi-décembre. La nette remontée de l’inflation sous-jacente reflète la fin de la réduction temporaire de la TVA au 31 décembre. L’économie devrait rebondir rapidement, compte tenu de l’amélioration des indicateurs conjoncturels depuis le mois de février. En avril, l’indice IFO du climat des affaires a légèrement progressé pour le troisième mois consécutif. Les entreprises sont, néanmoins, plus pessimistes pour les prochains mois, une évolution qui pourrait être liée à l’absence d’amélioration sur le plan de la pandémie de Covid-19. La confiance des chefs d'entreprise s’est, en particulier, replié dans le secteur des services, même si le solde d’opinions reste positif. La situation sanitaire pèse également sur le sentiment des ménages. Du fait d’une forte chute des anticipations économiques et de revenu des ménages, l’institut GfK prévoit une baisse de la confiance des consommateurs pour le mois de mai à -8,8, en retrait de 2,7 points par rapport au mois d’avril. Ce pessimisme est excessif car le marché du travail s’améliore même si cela ne transparaît guère dans les chiffres de l’emploi. En mars, l’emploi n’a connu qu’une légère embellie, s’inscrivant toujours à 1,7 % (750 000 personnes) en dessous du niveau de février 2020. Cependant, le nombre de salariés bénéficiant du dispositif de chômage partiel, qui sont inclus dans les chiffres de l’emploi, a tendance à diminuer. En mars, 8 % des salariés avaient recours au dispositif, contre 8,7% le mois

ÉVOLUTION TRIMESTRIELLE DES INDICATEURS
LES ÉCONOMISTES AYANT PARTICIPÉ À CET ARTICLE

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