EcoWeek du 19 juillet 2019
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    Malgré un rebond en juin, l’inflation sous-jacente se maintient obstinément à un niveau bas. On observe néanmoins une dispersion significative entre les pays et les postes de dépenses de l’indice des prix. L’inflation est faible dans l’habillement et les chaussures, l’ameublement et l’équipement ménager, les transports et les communications ; elle est plus élevée pour les postes liés au logement, à la restauration et l’hôtellerie, aux autres biens et services, aux loisirs et à la culture. L’inflation des prix des produits industriels non énergétiques est très modérée. Autrement dit, si la situation devait persister, l’accélération de l’inflation, visée par le nouvel assouplissement de la politique monétaire de la BCE, devra venir des services. Or, les prix des services mettent plus de temps à réagir à la politique monétaire et à l’activité économique. L’assouplissement monétaire est donc parti pour durer.
    Sur la base des estimations avancées pour le T2 2019, le PIB de Singapour a à peine progressé en g.a. (+0,1%) et diminué de 3,4% t/t cvs (contre +1,1% et +3,8%, respectivement, au T1). Le recul du PIB est lié à la mauvaise performance du secteur manufacturier, touché de plein fouet par les effets des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et l’affaiblissement du cycle électronique mondial.
    EcoWeek du 12 juillet 2019
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    Jerome Powell, président de la Fed, a indiqué, dans une allocution prononcée cette semaine devant le Congrès, que la politique monétaire américaine serait assouplie en raison des préoccupations que suscite la croissance mondiale, ce qui pourrait amener l’inflation à un niveau trop bas. Les propos de Mario Draghi, président de la BCE, à la fin du mois dernier, allaient dans le même sens. Malgré la montée des risques, le taux de chômage reste proche de son niveau naturel. Or, on peut supposer que, dans une économie de plein emploi, la détente monétaire sera moins efficace qu’en situation de récession. De plus, cela pourrait nourrir des inquiétudes concernant la stabilité financière et finir par réduire les chances de succès des mesures de politique monétaire visant à doper l’inflation.
    L’impulsion du crédit dans la zone euro s’est très légèrement redressée en mai 2019 pour les ménages tandis qu’elle a reculé pour les sociétés non financières. La croissance annuelle de l’encours de crédits au secteur privé non financier demeure stable, aux alentours de 3,3%. Les données d’enquête suggèrent une progression de la demande de crédits au T3 2019 pour l’ensemble des catégories de prêts, à la faveur de conditions de financement réassouplies, sauf pour les prêts à l’habitat pour lesquels un léger resserrement des conditions est attendu.
    EcoWeek du 05 juillet 2019
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    Un niveau élevé d’incertitude peut freiner la croissance. L’assouplissement monétaire réussira-t-il à doper cette dernière?? Cela dépend de la nature de l’incertitude. Si celle-ci est endogène, et découle donc de l’évolution normale du cycle conjoncturel, les baisses de taux devraient permettre de réduire cette incertitude en stimulant la confiance des agents économiques. L’incertitude exogène est liée à d’autres facteurs que le cycle économique, tels que les tensions commerciales actuelles. Dans ce cas, l’efficacité de la politique monétaire est mise à mal et, malgré les baisses de taux, le ralentissement de la croissance devrait persister aussi longtemps que sa cause principale (l’incertitude exogène) n’aura pas été traitée.
    Une forte incertitude peut considérablement affecter l’activité économique et les marchés financiers. Notre baromètre montre différents indicateurs.

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Assouplissement monétaire dans une économie de plein emploi : quelle efficacité? 12/07/2019
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Incertitude toujours élevée 05/07/2019
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Changement climatique et bilan comptable 28/06/2019
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Changement climatique : incidences sur les ménages 28/06/2019
Dans ce deuxième épisode William de Vijlder explique les multiples effets du réchauffement climatique sur le bilan comptable des ménages avec, d’une part, l’éventualité d’une baisse de la valeur nette de leur patrimoine et, d’autre part, une charge fiscale accrue et une majoration du coût des assurances. Il expliquera dans un deuxième temps comment de nouvelles pressions réglementaires sur les entreprises pourraient fragiliser les salariés.
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Dans ce troisième épisode, William De Vijlder montre comment les entreprises devront intégrer, pour leur survie, le risque climatique  dans leur bilan. Elles devront faire face aux éventuelles atteintes sur leurs infrastructures (catastrophes naturelles, etc.) et se plier à de nouvelles réglementations environnementales. Elles seront également contraintes d’adapter stratégie et technologies pour garder la confiance des investisseurs et séduire une nouvelle génération de consommateurs.
Changement climatique : le secteur public 28/06/2019
Ce dernier épisode s’intéresse à l’impact du réchauffement climatique sur le bilan du secteur public. Comment les États relèveront-ils le défi du changement climatique ? Comment gèreront-ils la dette climatique ? Sauront-ils mettre en œuvre les politiques d’investissement adéquates dans un contexte, notamment, de recettes fiscales amoindries ?
Banques centrales : affronter les vents contraires, ensemble 21/06/2019
A Sintra, Mario Draghi, le président de la BCE, a évoqué un possible nouvel assouplissement de la politique monétaire européenne. Même message de la part du FOMC : il faut s’attendre à de prochaines baisses des taux aux Etats-Unis. Cette synchronisation des politiques monétaires s’explique par des problèmes communs (une inflation trop faible par rapport à l’objectif) et des préoccupations partagées, en particulier la montée des incertitudes au niveau mondial. Si la situation persiste, l’orientation accommodante des politiques monétaires finira par perdre de son efficacité.
Perspectives pour le second semestre : bras de fer entre bons fondamentaux et montée des incertitudes 11/06/2019
Les fondamentaux de l’économie mondiale sont plutôt bons. Mais les incertitudes demeurent, notamment sur le plan géopolitique et celui du commerce international.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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