EcoWeek du 17 mai 2019
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    Une hausse des droits de douane a des conséquences négatives sur le pays ciblé. Celui à l’origine de la hausse en subira à son tour l’impact, même en l'absence de représailles. Les dépenses des ménages souffriront ainsi d'une perte de pouvoir d'achat, l’inflation augmentant en raison de la hausse des prix à l'importation et/ou du remplacement des produits importés par des produits locaux. Pour la même raison, à un niveau agrégé, les bénéfices des entreprises peuvent en souffrir, et ces dernières peuvent décider de réduire leurs investissements en raison d'une incertitude accrue. Des recherches empiriques viennent confirmer ces analyses.
    Au cours des derniers mois, les données relatives à l’économie allemande se sont clairement améliorées. La production manufacturière s’est renforcée pour le deuxième mois consécutif, mais elle reste très en dessous du niveau de l'année précédente. Les commandes industrielles ont également légèrement augmenté, sans toutefois rejoindre les attentes du marché. Même si la confiance des consommateurs a légèrement fléchi en avril, elle s’est maintenue à un niveau très élevé.
    EcoWeek du 10 mai 2019
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    Dans l’Union européenne, les émissions de CO2 liées à la combustion d’énergies fossiles ont diminué de 2,5 % en 2018 par rapport à l’année précédente. Compte tenu de la croissance du PIB, cette baisse s’explique par une réduction de l’intensité énergétique, confirmant ainsi une tendance de long terme. Cependant, les différences sont grandes au niveau européen, bon nombre de pays ayant enregistré une hausse des émissions. De même, on note des écarts considérables en termes d’émissions par habitant selon le niveau de développement économique, même s’il ne s’agit que d’un facteur parmi d’autres.
    La majorité des indicateurs économiques sont conformes, voire supérieurs aux attentes. L’activité dans le secteur manufacturier reste néanmoins dégradée, l’indice des directeurs d’achat (PMI) s’établissant seulement à 47,9 en avril. Cette contre-performance est en partie compensée par la résistance du PMI dans les services qui, bien qu’en deçà de sa moyenne de long terme, reste bien ancré au-dessus du seuil d’expansion de 50 (52,8 en avril).
    EcoWeek du 03 mai 2019
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    Selon Jerome Powell, les fondamentaux de l’économie américaine demeurent solides. La croissance a été robuste au premier trimestre, mais sa qualité ne laisse pas d’interroger. L’investissement résidentiel freine la croissance qui a, par ailleurs, bénéficié d’une baisse des importations et de l’augmentation des stocks. Dans les prochains mois, un rebond des importations et une diminution des stocks sont à prévoir. La croissance devra alors compter sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises.
    Selon la première estimation de l’INSEE, la croissance est restée stable à 0,3% t/t au T1 2019, un résultat en ligne avec nos attentes mais qui laisse une impression ambivalente, plus encore que lors des deux trimestres précédents.

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L’effet boomerang des droits de douane 17/05/2019
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États-Unis, faut-il se préoccuper de l'aplatissement de la courbe des taux d'intérêt ? 03/05/2019
Aux États-Unis, l’aplatissement de la courbe des taux n’est ni artificiel, ni anodin. Il anticipe un atterrissage de l’économie.
Forte croissance et inflation faible au 1er trimestre 26/04/2019
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Inversion vaut-elle récession ? 18/04/2019
Si elle ralentit, la croissance économique des Etats-Unis conserverait un rythme somme toute enviable en 2019. Le Fonds monétaire international la situe encore à 2,3%, un chiffre qui, toutefois, contraste avec un discours de plus en plus prudent. Le taux d’endettement record des entreprises, l’opacité ainsi que la moindre sélectivité du marché des prêts à effet de levier, les valorisations boursières tendues, sont autant de risques pointés par l’Institution. La courbe des taux d’intérêt se retrouve, par ailleurs, quasiment inversée, ce qui a toujours constitué, par le passé, un signe avant-coureur de récession.
Trois messages différents de Washington DC 12/04/2019
Le Président Trump a affirmé que l’économie décollerait si la Réserve fédérale décidait d'abaisser les taux directeurs. D’après les minutes de la réunion du FOMC, les membres du Comité ont confiance dans les perspectives économiques, et celles d’inflation les autorisent à faire preuve de patience compte tenu des nombreuses incertitudes au niveau mondial. Dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le monde, le FMI s’inquiète du niveau élevé d’endettement qui pèse sur la capacité des entreprises à faire face à un fort ralentissement de la croissance ou à une hausse des coûts de financement. La Fed devra donc combiner patience et prudence.
Etats-Unis : les non banques, relativement plus exposées aux prêts automobiles de mauvaise qualité 10/04/2019
Fin 2018, l’encours des crédits automobiles culminait à USD 1 274 mds aux Etats-Unis. Troisième poste d’endettement des ménages américains, derrière les crédits hypothécaires (67%) et les prêts étudiants (11%), leur poids (9%) n’a cessé de progresser depuis 2010. La Réserve fédérale de New York a publié récemment des données inédites, détaillées par type d’originateur. Elles indiquent qu’au T3 2018, les sociétés de crédit non bancaires avaient originé 12% de l’encours, dont la moitié étaient des prêts subprime*. Or, ces non banques, qui présentent généralement des leviers financiers élevés, demeurent très exposées au risque de crédit (seuls 17% des encours sont titrisés). Aussi, pour ces établissements, la constante progression de la part des prêts automobiles accusant un retard de paiement de plus de 90 jours (4,5% fin 2018) n’est-elle pas de bon augure. * prêts à des emprunteurs dont la note de crédit est inférieure à 620
Les tensions sur la liquidité centrale, hors des radars 09/04/2019
Depuis le 20 mars dernier, les banques américaines se prêtent au jour le jour la monnaie centrale à un taux qui excède celui auquel la Réserve fédérale américaine (Fed) rémunère leurs comptes courants. Dans un contexte de réserves en banque centrale abondantes (au regard des standards d’avant-crise), cette hiérarchie (inédite) des taux monétaires peut surprendre. Elle traduit les tensions qui s’exercent, depuis l’an dernier, sur la liquidité centrale : du côté de la demande (en hausse en raison des exigences réglementaires de liquidité) comme du côté de l’offre (en baisse en raison d’un attrait renforcé des marchés de mise en pension). En l’absence d’une intensification des échanges sur le marché interbancaire, la décision de poursuivre le dégonflement du bilan de la Fed jusqu’à la fin septembre ne devrait pas être infléchie. Les tensions sur la liquidité centrale sont pourtant bien perceptibles mais, contrairement aux attentes des autorités monétaires, en dehors du marché monétaire. La Fed pourrait finalement être amenée à réinjecter de la monnaie centrale, par le biais de prises en pension de titres du Trésor notamment. Une alternative, pour agir plus vite et sans modifier la taille de son bilan, consisterait à réduire ses opérations de mise en pension auprès des banques centrales étrangères.
La courbe des taux US est plate, donc risque de récession ? 08/04/2019
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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