eco TV

Pays émergents : espoirs de reprise

11/01/2017

Avec les sorties de capitaux, le dollar fort  et la hausse des taux d'intérêt américains, on pourrait craindre que l'horizon s'obscurcisse de nouveau pour les pays émergents. Pourtant il y a moins de raison de s'inquiéter début 2017 qu'au début 2016.

TRANSCRIPT // Pays émergents : espoirs de reprise : janvier 2017

- Trois questions à présent sur les pays émergents. François Faure, bonjour.

- Bonjour.

- Quel est l’environnement en ce début 2017 ?

- Il est globalement plus favorable qu’au début de 2016. D’abord, le prix des matières premières, notamment le pétrole et les métaux, sont plus élevés. Les échanges intra-asiatiques se sont réanimés et surtout l’industrie chinoise ne serait plus en déflation.

- Deuxième question : quand on observe la reprise des sorties des capitaux, une hausse du dollar et une hausse programmée des taux d’intérêt américains, ce n’est pas vraiment favorable pour les marchés émergents.

- Ce n’est pas favorable pour les pays importateurs de matières premières et/ou ceux qui ont une dette extérieure à court terme très élevée. Mais l’expérience depuis la grande crise de 2008 a montré que ces pays ont bien absorbé les chocs. En ce qui concerne les flux de capitaux, les sorties se sont limitées à quelques pays. Et enfin, le coût de financement externe des entreprises dans les pays émergents est moins élevé actuellement qu’il ne l’était au début de 2016.

- Troisième et dernière question : quel est le principal risque pour les pays émergents en 2017 ?

- Ce n’est ni l’élection de Donald Trump, ni le durcissement de la politique. Le principal risque reste celui de l’instabilité financière en Chine. Il y a toujours une possibilité de montée des créances douteuses ou des tensions sur la liquidité, liées aux sorties de capitaux ou aux problèmes sur la dette des entreprises chinoises. Cela dit, par rapport à début 2016, les éléments déclencheurs d’une crise de la dette ne sont pas réunis. D’abord, les prix de l’immobilier en Chine se sont redressés, le taux de change est plus flexible et les autorités monétaires jouent leur rôle de prêteur en dernier ressort.

- François Faure, merci.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 2454 articles et 632 vidéos