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France : un budget 2023 soumis à une incertitude modérée 01/12/2022
Les risques à la baisse s’accumulent sur la croissance française, tant et si bien qu’elle pourrait se révéler inférieure à ce que prévoit le projet de loi de finances du gouvernement. En effet, le soutien des finances publiques, notamment au pouvoir d’achat, reste conséquent. En 2023, nous estimons que la croissance devrait être inférieure de 1 point de pourcentage à l’hypothèse du gouvernement. Cela implique un écart limité entre un déficit à 5,4% du PIB lors de l’exécution budgétaire et le niveau prévu de 5% du PIB du projet de loi de finances. Les risques apparaissent mesurés, entre une détérioration du marché du travail, qui devrait rester relativement contenue, et une remontée logique des défaillances d’entreprises, dont le niveau devrait néanmoins rester inférieur à celui de 2019
France : la capacité d’achat immobilier des ménages s’améliore à Paris et recule en province depuis la pandémie de Covid-19 29/11/2022
Notre indicateur de capacité d’achat immobilier montre l’évolution de la surface achetable maximale d’un ménage représentatif en France. Avant rebasage (T1 2000=100), il rapporte la capacité d’emprunt, exprimée en montant (calculée en fonction du revenu moyen par ménage, des taux fixes et de la durée moyenne des prêts), au prix des logements anciens au mètre carré. En régions, le pouvoir d’achat immobilier était, au deuxième trimestre 2022, sensiblement supérieur à sa moyenne 1990-2021 (+21%) ; en revanche, à Paris, où la moyenne de longue période tient compte de la bulle immobilière de 1990, qui avait mis à mal la capacité d’achat, celle-ci était quasiment égale à sa moyenne 1990-2021 (+2%). Partant, en 1990, d’un niveau particulièrement dégradé (sommet de la bulle), la capacité d’achat immobilier a plus que doublé jusqu’en 1998 à Paris (+143%), du fait du dégonflement de la bulle (baisse des prix de 34%) mais aussi de la progression du revenu par ménage (+14% entre 1991 et 1998) et de l’allègement du coût du crédit (de 11% environ à 6%[1]). En régions, la hausse des prix observée sur la même période a absorbé une grande partie des effets positifs liés au revenu et aux conditions de crédit, de sorte que la capacité d’achat y a augmenté plus modérément, de 39% environ. Entre 2000 et 2007, les diminutions de la capacité d’achat immobilier furent plus homogènes entre Paris et les régions du fait de hausses de prix comparables.  Entre 2008 et 2020, les effets positifs de la poursuite de la baisse des taux et de l’allongement de la durée moyenne des prêts ont été presque totalement effacés par la hausse des prix à Paris (+69%), où la capacité d’achat a même reculé de 2,7%.  Ces mêmes facteurs ont, au contraire, soutenu le pouvoir d’achat immobilier en province (+49,7%), où la progression des prix a, durant la même période, été limitée à +4,7%. Depuis 2020, la crise de la Covid-19 et les niveaux de prix rebattent les cartes : Paris perd de son attrait au profit de villes moyennes, que le confinement et les possibilités de télétravail ont rendu plus attrayantes.  Les prix marquent le pas dans la capitale (+1,2% entre le T1 2020 et le T2 2022 contre +18,2% en province). Dans un contexte de relative stabilité des conditions de crédit, le principal déterminant de l’évolution de la capacité d’achat a été l’écart entre la hausse du revenu par ménage (+7,2% au cours de la même période) et celle des prix des logements. Elle s’est donc redressée à Paris (+6,9%) et a, au contraire, reflué en régions (-8,5%) à partir d’un niveau record en 2020. Au cours des prochains trimestres, la répercussion de la hausse brutale des taux du marché obligataire depuis le début de 2022, sur les conditions des prêts bancaires, pourrait contribuer à un ajustement des prix de nature à en atténuer les effets sur la capacité d’achat immobilier des ménages français. [1] Taux effectif au sens étroit, source : Banque de France
La surprise à la hausse sur la croissance renforce la probabilité d'un contrecoup au 4e trimestre 13/11/2022
L’économie française a vu son PIB progresser de 0,2% t/t au 3e trimestre, une performance qui dénote un niveau d’activité élevé après une croissance déjà favorable au 2e trimestre (+0,5%). Après le tourisme et l’hébergement-restauration au 2e trimestre, l’investissement des entreprises et la production manufacturière ont surpris positivement au 3e trimestre. Alors que l’automobile est l’un des secteurs le plus touché par les contraintes d’approvisionnement, ce qui implique un décalage entre une production inférieure à l’avant-Covid et un carnet de commandes bien rempli, l’été a permis de combler une partie du retard. Cela a conduit la production manufacturière à la hausse (+0,6% t/t), et contribué à une croissance conséquente de l’investissement des entreprises (+2,3% t/t).
08/11/2022
France : l’inflation n’atteint pas encore son pic 03/11/2022
L’inflation s’est singulièrement accélérée depuis le début de l’année 2022. Après une pause au cœur de l’été, suite au reflux du prix du carburant, elle a même atteint un nouveau point haut dès le mois d’octobre. L’inflation sous-jacente gagne en intensité et les hausses attendues des prix alimentaires et de l’énergie suggèrent une inflation qui devrait croître au 1er trimestre 2023, avant de refluer graduellement. Dans ce contexte, la croissance des salaires devrait modérément s’accélérer, tant et si bien qu’une progression modérée du pouvoir d’achat des ménages devrait intervenir en 2023.
Un risque de récession qui s'accroît 10/10/2022
L’inflation a certes reflué à 5,6% a/a en septembre après un point haut à 6,1% en juillet mais elle a aussi changé de nature. La contribution des prix alimentaires à l’inflation (avec une hausse de 9,9% a/a en septembre) est, en effet, devenue majoritaire pour la première fois (comptant pour un tiers dans le chiffre de 5,6% observé en septembre), dépassant celle de la composante énergie, dont le repli doit beaucoup à la ristourne appliquée sur le litre de carburant (qui est passée de 18 à 30 centimes). En 2023, la hausse des tarifs réglementés du gaz et de l’électricité sera limitée à 15% au lieu de 120%, ce qui évitera 5 points d’inflation (globale) selon nos estimations.  
29/09/2022
France : après l’inflation, la récession ? 23/09/2022
Une inflation de la nature de celle enregistrée par la France depuis le début de l’année 2022 est-elle nécessairement suivie d’une récession ? Pas toujours, mais il semble que, cette fois, l’économie française risque de ne pas y échapper. Au premier semestre, déjà, c’est largement grâce au rebond du tourisme que la France a évité la récession. Avec la multiplication des chocs :  sécheresse, prix de l’énergie, et contraintes sur l’offre d’énergie, les entreprises commencent d’ores et déjà à réduire leur activité et une récession pour les six prochains mois gagne en probabilité.
Une récession à venir ? 22/09/2022
La croissance française a surpris à la hausse au 2e trimestre (+0,5% t/t), soutenue par l’impact positif de la levée des restrictions liées à la Covid-19 sur le tourisme et les loisirs. Le reste de l’économie a quasi-stagné selon nos estimations (+0,1% t/t) en raison de l’accélération de l’inflation. Après un 1er trimestre négatif (-0,2% t/t, y compris « après retraitement »), cela indique une récession évitée de peu. À l’avenir néanmoins, la détérioration des enquêtes de conjoncture, l’impact du prix de l’énergie sur les entreprises, la sécheresse et la baisse de la production d’électricité renforcent le risque récessif.
Des aléas négatifs qui vont peser sur la croissance au second semestre 11/09/2022
L’économie française a positivement surpris au regard des vents contraires qui s’accumulent depuis le début de l’année 2022. Ainsi, la croissance a été de 0,5% t/t au 2e trimestre, une performance qui s’explique surtout par le rebond des activités liées au tourisme et aux loisirs à la suite de la levée, à partir de mars, des restrictions liées au Covid-19. L’inflation a pourtant continué de produire ses effets, comme en témoigne la nouvelle contraction du pouvoir d’achat des ménages au 2e trimestre (-1,1% t/t après déjà -1,6% au 1er). Cette inflation a atteint le niveau de 6,1% a/a en juillet avant de refluer en août à 5,8% (selon la mesure nationale de l’INSEE). 

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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