Podcast: En ECO dans le texte
La stabilité financière : déterminants et définitions 04/09/2019

La stabilité financière n’est pas seulement le gage d’une économie performante, elle permet également d’amortir les chocs qui rendent les acteurs économiques vulnérables et in fine déséquilibrent l’ensemble du système financier. Dans cet épisode, William De Vijlder fera le point sur les éléments qui rendent les États vulnérables aux crises ainsi que sur les facteurs pouvant déséquilibrer les systèmes financiers. 

TRANSCRIPT // La stabilité financière : déterminants et définitions : septembre 2019

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Coronavirus : évaluer les conséquences économiques 14/02/2020
Chiffrer les conséquences du coronavirus est un énorme défi. On peut les quantifier sur certains sujets grâce à un niveau satisfaisant de visibilité : répercussions internationales du choc de demande ou encore augmentation globale de l'incertitude. La visibilité relative aux effets des ruptures d’approvisionnement est beaucoup plus faible. La visibilité des impacts sur la Chine est encore moindre. À court terme, la différence entre la prévision consensuelle et le résultat devrait être supérieure à la normale. Cependant, si le pic de l'épidémie est atteint rapidement, la visibilité devrait s'améliorer très vite et donc soutenir la confiance.
Retraites : travailler plus longtemps pour une pension en baisse 12/02/2020
Le vieillissement de la population pose des défis majeurs aux systèmes de retraite par répartition des pays de l’OCDE. Pour assurer leur durabilité, des réformes s’imposent, qui s’orientent dans deux directions différentes : la baisse des pensions ou le recul de l’âge de départ à la retraite. D’après les réglementations actuellement en vigueur dans la plupart des pays, les pensions versées aux générations futures seront moins généreuses. En Pologne, le taux de remplacement – pourcentage du dernier revenu d’activité que conserve un salarié lorsqu’il part à la retraite – pourrait être plus que divisé par deux par rapport à ceux qui prennent leur retraite aujourd’hui. L’autre possibilité est le recul de l’âge légal de départ à la retraite. Les pays qui ont lié l’âge de la retraite à l’espérance de vie seront en mesure de maintenir les pensions à un niveau relativement élevé. En cas d’application de cette mesure, l’âge légal de départ à la retraite atteindrait 71 ans en Italie et aux Pays-Bas, voire 74 ans au Danemark. En conclusion, dans la plupart des pays, la génération qui entre actuellement sur le marché du travail ne peut espérer recevoir le niveau de pensions versées à ceux qui prennent aujourd’hui leur retraite. S’ils veulent avoir un niveau de vie plus élevé dans leurs vieux jours, ils devront augmenter leur effort d’épargne pendant les années d’activité.
Le coronavirus et le profil de la croissance en 2020 : V, U ou L? 07/02/2020
D'un point de vue économique, l'épidémie du coronavirus combine chocs de demande, d'offre et de confiance. Le poids de la Chine dans l'économie mondiale, sa contribution à la croissance du PIB mondial et son rôle dans les chaînes de valeur induisent des répercussions internationales bien plus profondes que la crise du SRAS en 2003. Il faut s’attendre à des chiffres économiques médiocres en février et mars. La vraie question est celle de savoir si une reprise apparaîtra dans les enquêtes en avril. Dans le cas contraire, on peut craindre un impact plus durable de l’épidémie sur l’économie, ce qui ouvrirait la voie à un scénario de reprise de type U. Un scénario en L semble encore peu probable, alors qu'une reprise en V suppose une baisse rapide des nouveaux cas de contamination.
Economie mondiale : stabilisation, stabilité et opacité 06/12/2019
D’après les enquêtes de conjoncture, l’environnement conjoncturel semble s’être globalement stabilisé. Le même tableau se dessine pour la zone euro et la Chine, tandis qu’aux États-Unis la situation est mitigée. « Stabilité » est le mot qui caractérise le mieux les perspectives de la politique monétaire. Après ses annonces de septembre, la BCE peut se permettre d’attendre avant de juger l’efficacité de sa politique. Quant à la Réserve fédérale américaine, elle semble réticente à envisager un changement du taux des fonds fédéraux, d’autant plus s’il s’agit d’une hausse. La stabilisation des données économiques et une politique monétaire à la fois stable et particulièrement accommodante sont porteuses d’espoir à condition que l’incertitude n’augmente pas. Or, à cet égard, la situation reste empreinte d’opacité.  Il est donc plus compliqué d’enclencher la vitesse supérieure.
COP 25 : Le défi climatique reste entier | Etudes Economiques - BNP Paribas 27/11/2019
Certains gaz présents dans l’atmosphère, tel le dioxyde de carbone (CO2), sont largement opaques au rayonnement infrarouge de la Terre et maintiennent, tel un couvercle, la chaleur à sa surface. C’est l’effet de serre, un processus identifié dès 1824 par le mathématicien français Joseph Fourier, qui a toujours varié en intensité, mais s’est emballé du fait des activités humaines. Depuis l’ère préindustrielle (par convention, la période 1850-1900), celles-ci ont occasionné le rejet de 2.000 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, provoquant une augmentation de 1°C de la température globale. Cette hausse, désormais, s’accélère. Elle atteindra 3 à 5°C à l’horizon 2100 si les émissions de carbone maintiennent leur rythme actuel de progression. A cette vitesse, cent fois plus élevée que lors des phases antérieures de réchauffement interglaciaires, peu d’espèces pourront s’adapter. La COP 25, qui se tient à Madrid la semaine prochaine, rappellera l’urgence de la transition énergétique.  
Le rééquilibrage des risques 22/11/2019
Le FMI, la Commission européenne et d’autres institutions considèrent, depuis quelques années, que les risques sont négativement orientés.
Incertitude : a-t-elle atteint un sommet ou est-elle juste en train de se déplacer ? 25/10/2019
La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ainsi que le Brexit freinent la croissance depuis déjà un bon moment ¦ Les évolutions récentes donnent à penser que ces sources d’incertitude pourraient avoir atteint un point culminant ¦ Si tel était le cas, cela pourrait stimuler les dépenses en libérant la demande contenue des entreprises ou des ménages ¦ Cependant, dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et, pour citer le FMI, de perspectives précaires pour l’année prochaine, la réaction sera probablement plus modérée, de nouvelles sources de préoccupation prenant le relais des précédentes : l’incertitude a peut-être atteint un sommet dans certains domaines, mais elle va probablement en gagner d’autres.  
FMI : légère accélération de la croissance liée à des facteurs idiosyncratiques 18/10/2019
Selon la conseillère économique du FMI, les perspectives de croissance sont précaires. Le Fonds prévoit une légère amélioration de la croissance l’année prochaine portée par un nombre limité de pays émergents et de pays en développement, actuellement en difficulté ou en sous-régime. Cette accélération modeste de la croissance tiendrait à des facteurs propres à certains pays plutôt qu’à des anticipations d’amélioration généralisée. La croissance devrait continuer à se tasser aux États-Unis bien au-delà de 2020 et, d’après les projections, elle se repliera en Chine à 5,8 %, l’année prochaine. Dans ce contexte, les projections relatives à un léger rebond dans la zone euro, rebond tiré par l’Allemagne et l’Italie et conditionné par la reprise de la demande extérieure, semblent ambitieuses.  
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Les taux d’intérêt négatifs et l’épargne des ménages 03/10/2019
Les taux d’intérêt sont très bas et souvent négatifs dans de nombreux pays de la zone euro. Certains redoutent que cette situation finisse par engendrer un paradoxe de l’épargne qui conduirait à une augmentation du taux d’épargne des ménages. La politique monétaire deviendrait alors impuissante à stimuler la croissance.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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