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Covid-19 et zombification : définitions, description, explications, répercussions, solutions 29/04/2021

La consommation des ménages en France : un moteur sous contraintes 26/11/2020

Covid-19 et environnement 08/09/2020

Covid-19 et les perspectives d’inflation 22/07/2020

La crise du Covid-19 : après le choc sanitaire, un choc des bilans 28/05/2020

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Les enquêtes de confiance font preuve d’une certaine résistance en septembre 11/10/2021
D’après notre baromètre, la situation conjoncturelle de la zone euro reste bonne (la zone en bleu dépasse l’hendécagone gris délimitant la valeur moyenne de long terme des différents indicateurs) et s’avère relativement stable par rapport au trois mois précédents (la zone en bleu est proche de celle délimitée par les pointillés), à l’exception notable des ventes au détail.
Poussée de croissance et d’inflation 08/10/2021
Le rebond vigoureux au T2 (2,2% t/t) devrait se poursuivre au T3. Les contraintes d’offre viennent amputer la croissance de quelques dixièmes de point de pourcentage par rapport à ce que nous anticipions en juin. Les enquêtes sur le climat des affaires de septembre en portent plus nettement la trace, en particulier dans l’industrie et en Allemagne. Mais ces enquêtes restent à un niveau élevé et la croissance dans la zone euro peut compter sur le soutien de l’important stimulus monétaire et budgétaire, du déblocage de l’épargne forcée, de la bonne orientation du marché du travail et des besoins d’investissement. La croissance en 2022 devrait ainsi dépasser de peu celle de 2021 (5,2% en moyenne annuelle, après 5%). La poussée de l’inflation, même si elle est largement transitoire, vient entacher quelque peu l’optimisme du tableau général. La BCE devrait continuer de donner la priorité à la croissance, n’amorçant qu’une normalisation a minima de sa politique monétaire en laissant le PEPP prendre fin en mars 2022. En outre, cela serait compensé par un APP plus important et plus flexible. Mais la BCE a d’ores et déjà envoyé des signaux de vigilance à l’égard du risque inflationniste.
Zone euro : l’inflation au plus haut depuis 2008 06/10/2021
Depuis la fin 2020, l’inflation dans la zone euro remonte de façon quasi verticale. Il y a un an, elle était légèrement négative en glissement annuel ; en septembre 2021, selon l’estimation préliminaire d’Eurostat, elle s’élevait à 3,4%, un plus haut depuis septembre 2008. Cette remontada est particulièrement vive en Allemagne, suivie de l’Espagne, et, dans une moindre mesure, de l’Italie et de la France. En Allemagne, l’évolution de l’inflation porte la trace de l’abaissement temporaire de la TVA au second semestre 2020. En Espagne, la hausse des prix de l’énergie est notamment accentuée par un niveau de TVA sur l’électricité plus élevé que dans la plupart des autres pays européens. L’actualisation des pondérations dans l’indice des prix a également joué un rôle important en début d’année. Cette poussée signifie-t-elle que l’inflation est de retour ? Non, pas pour l’instant en tout cas, la hausse des prix n’étant ni généralisée ni auto-entretenue. L’inflation sous-jacente est moins élevée (1,9%). La hausse de l’inflation est, pour l’essentiel, le résultat d’une déformation relative, que l’on pense temporaire, des prix. Un effet de base important dû aux prix du pétrole est à l’œuvre. Il est accentué par la forte progression récente des prix du gaz. S’y ajoutent l’effet des contraintes d’offre sur le prix d’un certain nombre de matières premières et d’intrants industriels et l’effet du surcroît de demande en sortie de confinement sur certains produits. Ces facteurs de hausse devraient se dissiper en 2022 mais avant de refluer, l’inflation devrait encore grimper d’ici la fin de l’année. Nous prévoyons qu’elle atteigne son pic au T4 (frôlant 4% en glissement annuel). Et aussi temporaire et circonscrite soit-elle, cette poussée d’inflation n’est pas sans conséquences sur les marges des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages, et donc sur la croissance. La transmission à l’ensemble des prix à la consommation, l’enclenchement d’une boucle prix-salaires sur fond des fortes difficultés de recrutement, entraînant un dérapage plus durable de l’inflation, est un autre point d’attention mais il n’y a pas encore de signes en ce sens.
Les PGE représentent 6,9% des prêts aux entreprises 22/09/2021
Au premier trimestre 2021, les encours de prêts garantis par l’Etat (PGE) distribués par les banques de l’ensemble de la zone euro atteignaient EUR 376,4 mds contre EUR 184,7 mds au deuxième trimestre 2020. Le rapport entre les montants accordés, en cumul, de PGE et le total des prêts aux sociétés non financières (dont l’encours est demeuré relativement stable) est ainsi passé de 3,3% à 6,9% durant cette même période. Les banques françaises, espagnoles et italiennes ont tout particulièrement contribué à soutenir l’activité économique durant la pandémie de COVID-19. Elles ont en effet distribué 90,6% de l’encours des PGE de l’ensemble de la zone euro (respectivement EUR 131,7 mds, EUR 108,7 mds et EUR 100,5 mds) tandis que leur part dans l’encours total des prêts aux SNF de la zone euro n’était que de 57,7% en moyenne entre le deuxième trimestre 2020 et le premier trimestre 2021. La distribution de PGE ralentit toutefois sensiblement depuis le début de l’année 2021. En France, elle s’établissait ainsi à EUR 5,8 mds au premier trimestre 2021, puis EUR 3,8 mds au deuxième trimestre 2021 contre EUR 11,1 mds au quatrième trimestre 2020.
Orientation à la hausse des risques inflationnistes 20/09/2021
Malgré le relâchement récent des tensions élevées sur les prix dans l’industrie manufacturière de la zone euro, les analystes craignent une inflation durablement plus élevée que par le passé. La BCE semble de plus en plus partager ce point de vue, ce qui a son importance dans la perspective de la réunion du Conseil des gouverneurs de décembre. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des prix des intrants auront-elles un effet durable sur l’inflation ? Cela dépendra de leur transmission au reste de l’économie. On peut s’attendre à ce qu’elle soit plus marquée sous l’effet conjugué d’une demande vigoureuse, de la faiblesse des stocks et de l’allongement des délais d’approvisionnement. C’est la situation qui prévaut actuellement dans les secteurs des biens de consommation durables, des biens intermédiaires et des biens d’équipement. Mais peut-être l’inflation surprendra-t-elle, après tout, à la hausse à court terme.  
BCE : une orientation accommodante dont on ne voit pas la fin 13/09/2021
Les nouvelles projections macroéconomiques de la Banque centrale européenne ont de quoi refroidir l’optimisme des épargnants, qui espéraient que plusieurs années de croissance supérieure au potentiel ouvriraient la voie à un relèvement des taux directeurs. Il est clair qu’au stade actuel, certaines conditions des indications prospectives (forward guidance) sur les taux d’intérêt, qui ont été récemment révisées, ne sont pas remplies. À en juger par les dernières projections de la BCE, ce devrait être encore le cas en 2023, même dans l’hypothèse d’un scénario de reprise en douceur. La lente augmentation de l’inflation sous-jacente ne sera probablement pas estimée satisfaisante. Les épargnants n’ont plus qu’à espérer que l’interaction entre croissance et inflation évolue ou que les projections de la BCE se révèlent trop prudentes.
Rebond vigoureux au deuxième trimestre 13/09/2021
Après deux trimestres en légère contraction (-0,4% t/t au T4 2020, -0,3% au T1 2021), marqués par les reconfinements dans différents pays de la zone, la croissance a vigoureusement rebondi au T2 2021 (+2,2% t/t, +14,3% en glissement annuel). L’acquis de croissance s’élève à près de 4% et l’écart par rapport au niveau d’avant-crise du T4 2019 n’est plus que de 2,5%. La vigueur du rebond était déjà visible dans le redressement des enquêtes de confiance entre avril et juin, que ce soit les PMI de Markit ou l’indice du sentiment économique de la Commission européenne (ESI).
L’impulsion du crédit demeure négative au T2, rebond attendu de la demande de financements au T3 30/08/2021
L’impulsion du crédit dans la zone euro demeurait négative en juin 2021. Pour mémoire, l’introduction des mesures de soutien au financement des entreprises par les gouvernements de la zone euro avait conduit à une croissance exceptionnelle mais temporaire des encours de prêts bancaires aux sociétés non financières (SNF) au printemps 2020. Conjugué à cette dernière, le freinage de l’encours observé un an plus tard a exercé un effet de ciseau négatif sur l’impulsion du crédit au SNF.
Revue stratégique de la BCE : « Nous vous avons entendu et vous avons écouté » 12/07/2021
Les conclusions de la revue stratégique de la BCE montrent que le Conseil des gouverneurs a écouté attentivement les propos de son auditoire. Son objectif d’inflation est désormais vraiment symétrique, levant ainsi toute ambiguïté sur la perception que son précédent objectif était asymétrique. Trois autres changements se font l’écho des points abondamment commentés lors des manifestations de sensibilisation organisées par l’Eurosystème. Le coût des logements occupés par leur propriétaire sera pris en compte dans l’évaluation du contexte d’inflation. La communication sera orientée vers un public plus large et une décision a été prise de s’engager dans un plan d’action ambitieux en matière de climat. Retour désormais à la lourde tâche d’essayer de faire grimper l’inflation à 2%.
Reprise plus forte, inflation plus haute et BCE accommodante 06/07/2021
L’économie de la zone euro reprend de belles couleurs. Sur le plan macroéconomique, le rattrapage des pertes accumulées depuis le printemps 2020 est plus rapide que ce qui était anticipé il y a seulement quelques mois. En l’absence d’une nouvelle vague épidémique due à la prolifération des variants du virus, la zone euro pourrait retrouver son niveau d’activité d’avant-crise dès la fin de cette année. L’accélération des campagnes de vaccination et la levée progressive des restrictions sanitaires réduisent les incertitudes et redonnent confiance aux agents économiques. Les consommateurs, qui se sont adaptés aux mesures sanitaires, jouent un rôle prépondérant. Face à ces dynamiques favorables, les politiques publiques restent prudentes. Du côté monétaire, la Banque centrale européenne a affiché récemment un optimisme certain s’agissant de la capacité de rebond de la zone euro, mais elle se refuse pour l’heure à amorcer un resserrement de sa politique. Du côté budgétaire, la première émission d’obligations communes, en vue de financer le plan de relance Next Generation EU, a été saluée.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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