Conjoncture

Une problématique économique, financière ou bancaire tous les mois dans Conjoncture

    Conjoncture - 11 mars 2020
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    On dénombrerait, selon les sources, entre 1600 et 3000 crypto-« monnaies » à l’échelle mondiale. Ces crypto-actifs peinent à remplir les trois fonctions économiques d’une véritable monnaie et ne peuvent donc pas être considérées comme telle. Si leur degré de  développement - somme toute modeste - en limite aujourd’hui les effets économiques, leur  expansion pourrait présenter des risques en matière de transmission de la politique monétaire, de création monétaire et de stabilité financière. Plusieurs banques centrales voient dans l’introduction de « monnaies digitales de banque centrale » (MDBC) une réponse à ces enjeux. Or, loin d’être de simples substituts aux crypto-« monnaies » privées, ces MDBC présentent des risques qui leurs sont spécifiques en matière de stabilité financière, en particulier celui de ruée bancaire « digitale ». L’éventualité de leur introduction et leurs modalités doivent, à notre sens, faire l’objet d’une analyse méticuleuse.
    Exemple de transition économique réussie, la Pologne bénéficie de perspectives économiques encore plutôt positives à court terme en dépit d’un ralentissement de la croissance attendu sur fond de conditions extérieures moins favorables. À moyen et long terme, des facteurs pèsent sur la croissance potentielle et fragilisent le modèle économique polonais fondé sur la compétitivité et les faibles coûts de main d’œuvre. Dans une première partie, cet article s’attache à analyser l’impact des institutions sur la productivité, déterminant majeur des écarts de niveau de vie entre pays, illustré notamment à travers l’exemple polonais. Une seconde partie traite de l’estimation de la croissance potentielle à moyen terme de la Pologne, après une analyse de ses ressorts depuis les années 1990.
    Conjoncture - 23 décembre 2019
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    Pour la première fois depuis 2010, les cinq plus grandes banques portugaises ont renoué avec les bénéfices en 2018. Une baisse des charges d’intérêts plus rapide que celle des produits d’intérêts, ainsi qu’une stricte maîtrise des frais généraux et du coût du risque sont les principaux facteurs à l’origine de ce retour à la rentabilité. L’élargissement de la marge nette d’intérêt a compensé la baisse de l’encours des prêts bancaires, augmentant les revenus nets d’intérêts. Toutes choses égales par ailleurs, la baisse des taux a aussi contribué à la réduction du coût du risque et à l’assainissement des bilans bancaires. L’encours et le ratio des prêts non performants des grandes banques portugaises ont ainsi été réduits de moitié mais demeurent à des niveaux élevés. L’évolution récente du compte de résultat des plus grandes banques portugaises met en évidence, notamment, certains effets des taux bas sur un système bancaire principalement orienté vers les activités de détail et qui octroie surtout des prêts à taux variable.
    Les villes concentrent aujourd’hui plus de la moitié de la population mondiale et plus de 80 % du PIB global. La dynamique sous-jacente qui explique leur expansion continue résulte de diverses externalités positives (densité du marché du travail, partage des connaissances techniques et des intrants…) générant des effets qui se renforcent mutuellement. Ces vagues d’urbanisation rapides ont d’importantes conséquences sur la production de biens et de services, la qualité environnementale et le développement humain. On observe dans le monde entier des pics de densité et des disparités dus à l’essor inexorable des métropoles. Pour rester habitables, les villes devront devenir plus écologiques et plus inclusives. Face à ces enjeux sociétaux, les politiques publiques ont un rôle important à jouer.
    Conjoncture - 04 décembre 2019
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    Le ralentissement de l’activité économique en zone euro et une inflation structurellement basse au regard de son objectif soulèvent des interrogations quant au risque de « japonisation ». Cette situation implique une croissance effective inférieure à son potentiel, des taux d’intérêt très faibles et une inflation en territoire négatif. Au Japon, cette combinaison a largement résulté du dégonflement brutal des bulles boursières et immobilières au début des années 1990. Les causes de la « japonisation » peuvent être diverses. Ainsi, confrontée aux défis du vieillissement de la population et au ralentissement de la productivité, la zone euro devra concentrer ses efforts sur le renforcement de son potentiel de croissance et de sa résistance aux chocs. Les choix de politiques économiques à court et moyen terme seront donc déterminants afin de limiter, autant que possible, le risque de « japonisation ».

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Les PMI confirment le plongeon de l’activité économique mondiale 25/03/2020
Les indices PMI publiés cette semaine offrent un premier aperçu de l’ampleur du choc économique lié au Covid-19. Les indices composites pour le Japon (35,8), l’Allemagne (37,2), la France (30,2), le Royaume Uni (37,1) et les États-Unis (40,5) plongent en mars. Le PMI composite pour la zone  euro est le plus bas jamais enregistré (31,4). La détérioration est particulièrement marquée pour les sous-indices liés à l’emploi et aux commandes de biens et services. Les chiffres pour le mois d’avril, tout en restant à des niveaux historiquement bas, pourraient diverger de plus en plus entre les régions. En Asie de l’Est, la demande intérieure devrait commencer à se redresser avec un début de reprise de l’activité en Chine. À l’inverse, la propagation de l’épidémie s’accélère aux États-Unis, en Inde et en Afrique, et les mesures de confinement restent en place dans de nombreux pays européens.
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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