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La hausse de l’inflation pourrait n’être que temporaire

ECO FLASH  
N°21-07  
19 avril 2021  
ZONE EURO : LA HAUSSE DE L’INFLATION POURRAIT N’ÊTRE QUE  
TEMPORAIRE  
Louis Boisset et Guillaume Derrien  
L’inflation en zone euro a nettement augmenté  
au T1 2021, et apparaît particulièrement volatile.  
L’INFLATION EST REMONTÉE DÉBUT 2021  
L’inflation sous-jacente, d’habitude stable,  
évolue par à-coups.  
g.a., %  
IPCH  
Indice des prix à la consommation sous-jacent  
5
4
3
2
1
0
1
Le rebond des prix des biens explique en  
grande partie la hausse générale de l’inflation.  
Les prix des services marchands se redressent  
également, notamment pour ceux très touchés  
par la pandémie comme le secteur des  
transports.  
L’accélération récente des prix est portée par  
des facteurs temporaires : mouvement de  
TVA, hausse des cours du brut, modification  
des pondérations au sein de l’IPCH. L’inflation  
pourrait encore progresser ces prochains mois.  
-
2003  
2005  
2007  
2009  
2011  
2013  
2015  
2017  
2019  
2021  
SOURCE : EUROSTAT  
GRAPHIQUE 1  
Ces effets temporaires s’estomperaient à  
partir du début de l’année prochaine. Le risque INFLATION VOLATILE ET EN HAUSSE DÉBUT 2021  
d’un emballement inflationniste en zone euro  
apparaît très limité.  
Le caractère de la crise de la Covid-19 et des mesures mises en œuvre pour la contrer sont de  
nature à faire varier fortement l’inflation. Celle-ci affiche une grande volatilité depuis le début  
de l’année 2020 en zone euro. L’inflation sous-jacente (c’est-à-dire corrigée des composantes  
énergétique et alimentaire, de l’alcool et du tabac), en particulier, apparaît très volatile après  
plusieurs années de relative stabilité.  
Sur les trois premiers mois de 2021, l’inflation en zone euro a sensiblement progressé, atteignant  
+
1,0% en moyenne (en glissement annuel), après -0,3% en décembre 2020 et +0,3% en moyenne  
sur l’ensemble de l’année dernière. L’inflation sous-jacente s’est, quant à elle, établie à +1,1%  
er  
en moyenne au 1 trimestre 2021(+0,2% en décembre 2020 et +0,7% en moyenne l’an dernier)  
(
cf. graphique 1).  
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2
Le rebond de l’inflation en début 2021 dans la zone euro s’explique à la  
fois par le redressement du prix des biens et, dans une moindre mesure,  
des services. Le prix des biens a respectivement progressé de +0,3% et  
APRÈS DE FORTES BAISSES, LES PRIX DES BIENS REBONDISSENT  
+
0,4% en janvier et février 2021, après une baisse de 0,2% en moyenne  
(
en glissement annuel) sur l’ensemble de l’année 2020 (cf. graphique 2).  
g.a., %  
.5  
1
La composante textile explique en grande partie cette dynamique de  
hausse récente. Du côté des services, qui sont tout particulièrement  
touchés par les mesures sanitaires mises en place dans l’ensemble  
des États membres de la zone euro, l’inflation a également augmenté  
Services  
Biens  
IPCH  
1.0  
(
+0,6% en janvier et février 2021 après +0,4% en 2020 en moyenne).  
0.5  
Les prix se redressent dans quasiment l’ensemble des services. En  
particulier, les prix des « services relatifs aux transports », secteur  
évidemment très perturbé par la très faible mobilité des populations  
européennes en 2020, ont bien rebondi en janvier 2021. La dynamique  
est proche du côté des services de loisirs (qui incluent notamment les  
forfaits touristiques) (cf. graphique 3).  
0
.0  
-
-
0.5  
1.0  
Une décomposition par pays indique que tous les pays de la zone euro  
ont vu un redressement de leurs prix début 2021 (cf. graphique 4).  
L’Allemagne contribue le plus fortement au profil marqué de l’inflation  
totale de la zone euro. L’économie allemande a mis un terme fin 2020 à  
sa mesure temporaire de baisse de la TVA, ce qui rend l’inflation parti-  
culièrement volatile (voir section suivante sur ce point).  
janv.-20 mars-20  
mai-20  
juil.-20  
sept.-20  
nov.-20  
janv.-21  
GRAPHIQUE 2  
SOURCE : EUROSTAT  
LES PRIX DES SERVICES REPRENNENT DES COULEURS  
INFLATION PAR SECTEUR, GLISSEMENT ANNUEL, EN %)  
(
LA VOLATILITÉ ET LA HAUSSE DE L’INFLATION S’EXPLIQUENT  
PAR DES FACTEURS TEMPORAIRES  
Services relatifs à la communication  
Services relatifs aux transports  
Services relatifs aux loisirs  
g.a., %  
2.0  
.5  
.0  
Des changements de fiscalité indirecte  
1
Les changements de fiscalité indirecte affectent la dynamique des prix.  
Une hausse de TVA entraîne une hausse de l’inflation, dont l’ampleur  
dépend du comportement des entreprises. Celles-ci peuvent répercuter  
pleinement ou seulement partiellement la hausse de TVA sur les prix  
finaux payés par le consommateur.  
1
0.5  
0.0  
0.5  
-
Comme indiqué précédemment, un mouvement sensible de TVA en  
Allemagne au 2nd semestre 2020 a affecté l’inflation du pays et celle  
de la zone euro. L’économie allemande, pour répondre à la crise de  
la Covid-19, a baissé temporairement son taux de TVA de 19% à 16%,  
entre juillet et décembre 2020. Ce mouvement a fait baisser l’inflation  
en Allemagne, et par ricochet en zone euro, cette dernière aurait  
été nettement plus élevée si les taxes étaient restées constantes  
-1.0  
-
-
1.5  
2.0  
févr.-20  
avr.-20  
juin-20  
août-20  
oct.-20  
déc.-20  
févr.-21  
GRAPHIQUE 3  
SOURCE : EUROSTAT  
(
cf. graphique 5). Le rebond de janvier 2021 aurait par conséquent été  
nettement plus limité. A taxes constantes, l’inflation allemande aurait Les effets de la hausse des prix du pétrole ont toutefois été en par-  
été de +1,4% en g.a. en décembre 2020 (0,3% pour la zone euro) et tie compensés à la fois par l’appréciation de l’euro vis-à-vis du dollar  
de +1,8% en janvier 2021 (+1,0%), contre une inflation observée de (cf. graphique 6) ainsi que par la diminution du poids relatif du pétrole  
respectivement -0,7% et +1,6% (-0,3% et +0,9% en zone euro).  
dans l’IPCH total suite à l’année 2020 si particulière (voir ci-dessous).  
Les changements de TVA ne sont pas les seules explications à la forte  
remontée de l’inflation en zone euro, mais peuvent expliquer, toutes  
choses égales par ailleurs, près de la moitié du rebond de janvier 2021.  
Ré-estimation des poids des composantes de l’IPCH  
Un autre facteur expliquant la remontée de l’inflation en ce début  
d’année, est la révision des poids des composantes de l’IPC, qui a été  
particulièrement importante en 2021. Chaque année, Eurostat ré-  
estime ces poids en se basant sur le panier de consommation moyen  
des ménages de la zone euro de l’année précédente. L’année 2020  
ayant été marquée par d’importants changements de consommation  
liés à la crise sanitaire et à la fermeture de nombreux commerces,  
les révisions ont été significatives. Il y a eu une révision sensible, à  
la hausse, du poids des biens de consommation –principalement des  
biens alimentaires – au détriment de celui des services (voir tableau).  
Une remontée des prix du pétrole  
Autre changement important par rapport à l’année 2020 : les prix  
du pétrole remontent, et ont frôlé à la mi-mars les 70 USD/baril de  
Brent. Ce niveau est proche de celui de janvier 2020, observé avant la  
pandémie. La remontée des prix des matières premières génèrera des  
effets de base importants dans les mois qui viennent et sur l’ensemble  
de 2021. La composante « énergie » de l’IPCH a déjà rebondi, en g.a., à  
4
,3% en mars, après avoir baissé sans interruption depuis février 2020.  
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3
À l’échelle de la zone euro, le poids des biens est passé à 58,2%  
contre 55,1% en 2020. Cette révision représente la plus forte variation  
annuelle jamais connue. Elle s’observe dans tous les pays, et a été  
particulièrement importante en Italie (+4,5 points de pourcentage, pp).  
Selon la Banque centrale européenne (BCE), la modification des poids  
PLUS DE BIENS ET MOINS DE SERVICES DANS L’IPCH  
Zone euro  
Poids des composants de l'IPCH  
2
021  
2020  
Différence  
-
IPCH total  
1000.0  
172.6  
45.0  
1000.0  
dans l’IPCH a contribué pour 0,3 pp à la hausse de l’inflation en janvier  
Produits alimentaires et boissons non-alcoolisées  
Boissons alcoolisées et tabac  
Habillements et chaussures  
Utilitaires  
150.9  
39.9  
21.8  
5.2  
1
2
021 (par rapport à une situation où les poids auraient été inchangés) .  
53.0  
59.0  
-6.0  
16.6  
6.1  
Par ailleurs, un obstacle, d’ordre méthodologique cette fois, a affecté la  
collecte des données, du fait de la fermeture de nombreux commerces.  
Cela s’est produit tout particulièrement lors du premier confinement  
au printemps 2020 : les informations sur de nombreux produits étaient  
soit indisponibles, soit obtenues à l’aide de méthodes alternatives  
177.5  
67.6  
160.9  
61.5  
Ameublement  
Communications  
32.0  
29.7  
2.3  
Transports  
137.3  
155.9  
47.8  
-18.6  
2.3  
Produits de santé  
5
0.0  
10.4  
9.6  
Education  
10.0  
0.4  
(
prix sur internet, appels téléphoniques, etc.). Cela a pu conduire à des  
2
Loisirs & culture  
7
87.9  
-8.3  
-25.8  
4.1  
imprécisions sur l’évolution réelle des prix à la consommation .  
Restauration & hôtellerie  
Autres biens et services  
Produits  
75.2  
99.8  
101.0  
95.6  
En 2022, un nouveau réajustement des poids de l’IPCH est attendu qui  
introduira une nouvelle source de volatilité.  
5
81.7  
217.6  
364.1  
269.1  
95.0  
551.3  
190.7  
360.6  
262.1  
98.5  
30.4  
26.9  
3.5  
Produits alimentaires (hors alcool & tabac)  
Produits manufacturés  
QUELLES ÉVOLUTIONS PEUT-ON ATTENDRE CES PROCHAINS Produits manufacturés (hors énergie)  
7.0  
Energie  
-3.5  
-30.4  
Services  
418.3  
448.7  
MOIS ?  
TABLEAU 1  
SOURCE : EUROSTAT  
L’inflation continuerait d’augmenter ces prochains mois  
L’ALLEMAGNE POUSSE À LA HAUSSE L’INFLATION TOTALE  
INFLATION PAR PAYS, GLISSEMENT ANNUEL, EN %)  
Le mouvement à la hausse de l’inflation a toutes les chances de se  
poursuivre à court terme sous l’impact combiné des effets de base liés  
au prix de l’énergie (voir plus haut), du rebond potentiellement marqué  
de l’activité économique en Europe (nous prévoyons une croissance  
du PIB en zone euro de 4,2% cette année, après -6,8% en 2020) et de  
la poursuite probable des perturbations sur les chaînes mondiales  
d’approvisionnement. Sur ce dernier point, des déséquilibres entre  
l’offre et la demande devraient également maintenir des tensions à  
la hausse sur les prix à la consommation. Les prix de nombreux biens  
primaires industriels (semi-conducteurs, aluminium, bois, cuivre) mais  
aussi alimentaires (maïs, bétail) restent à des niveaux historiquement  
très élevés.  
(
g.a., %  
Allemagne  
Espagne  
France  
Italie  
1.4  
.2  
.0  
.8  
0.6  
.4  
.2  
.0  
0.2  
-0.4  
Autres pays  
Zone euro  
1
1
0
0
0
0
Les dernières évolutions des indices des directeurs d’achat (PMI) – et  
notamment le sous-indice relatif aux prix des biens sortants – attestent  
de la hausse des coûts de production des entreprises qui pourrait à  
terme se répercuter sur les prix à la consommation dans la zone euro  
-
janv.-20 mars-20 mai-20  
juil.-20 sept.-20 nov.-20 janv.-21  
SOURCE : EUROSTAT  
(
cf. graphique 7).  
GRAPHIQUE 4  
AU-DELÀ DE LA VOLATILITÉ DE COURT TERME, L’INFLATION  
BAISSERAIT À NOUVEAU  
LES FORTS MOUVEMENTS DE TVA RENDENT L’INFLATION  
PARTICULIÈREMENT VOLATILE  
Allemagne - IPCH taxes constantes  
g.a., %  
Allemagne - IPCH  
Les perspectives d’inflation restent timides à moyen terme  
Les dernières projections macroéconomiques de la BCE soulignent  
Zone euro - IPCH taxes constantes  
Zone euro - IPCH  
2
.5  
.0  
.5  
.0  
.5  
.0  
0.5  
-1.0  
3
2
le caractère volatil de l’inflation en zone euro. Selon l’institution de  
Francfort, l’inflation globale en zone euro continuerait de progresser  
au cours de cette année – sous l’effet des facteurs temporaires évoqués  
dans la partie précédente – jusqu’à atteindre 2,0% au T4 2021. Elle  
s’établirait ainsi à 1,5% en 2021 en moyenne annuelle, après +0,3% en  
1
1
0
2
020. Cette poussée inflationniste se tasserait par la suite, l’inflation  
0
baissant à 1,2% en 2022 et atteignant seulement 1,4% en 2023.  
-
1
BCE, 2021 HICP weights and their implications for the measurement of inflation,  
Bulletin Economique de la BCE, février 2021  
Dans le cas de la France, How to compute a Consumer Price Index in the context of  
the Covid-19 crisis?, INSEE juillet 2020.  
ECB Staff Projections for the euro area, mars 2021  
janv.-20 mars-20 mai-20  
juil.-20 sept.-20 nov.-20 janv.-21  
SOURCE : EUROSTAT  
2
GRAPHIQUE 5  
3
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4
L’inflation sous-jacente, si elle devait progresser, serait seulement de  
LES PRIX DU PÉTROLE RETROUVENT LEURS NIVEAUX  
D’AVANT LA PANDÉMIE  
1
,3% en 2023. La BCE indique, qu’en arrière-plan, les coûts unitaires du  
travail devraient baisser en 2021 puis en 2022 sous l’effet du rebond  
de la productivité du travail. Ils repartiraient timidement à la hausse en  
80  
2
023 sans créer de tensions inflationnistes importantes. Nos dernières  
prévisions macroéconomiques (mars 2021) mettent en avant un profil  
d’inflation similaire, celle-ci augmentant sensiblement à l’horizon du  
T4 2021 avant de baisser début 2022. Au total, l’inflation resterait bien  
en dessous de la cible de la BCE sur notre horizon de prévision (1,4% en  
Brent en USD  
Brent en EUR  
7
0
60  
50  
2
022 en moyenne annuelle).  
40  
L’économie de la zone euro demeure fragilisée  
30  
L’évolution de l’inflation en zone euro dépendra de la conjoncture  
économique (effet Phillips). Or, en retenant l’écart entre le PIB effectif et  
la PIB potentiel (écart de production ou output gap) comme indicateur  
de position dans le cycle, l’économie de la zone euro apparaît encore  
fragile. En outre, des études de la BCE montrent une relation assez  
faible entre les indicateurs de tensions sur l’appareil productif et  
2
0
10  
0
janv.-20 mars-20 mai-20  
juil.-20 sept.-20 nov.-20 janv.-21 mars-21  
4
SOURCE : REFINITIV  
l’inflation .  
GRAPHIQUE 6  
Même si les estimations de l’output gap (OG) de la Commission  
européenne et du FMI varient sensiblement, les deux organisations  
anticipent que celui-ci resterait négatif en zone euro au moins jusqu’à  
la fin 2022, mettant donc en avant un déficit persistant de demande. Le  
FMI table sur un OG de -3 points de PIB potentiel en 2021 et de -1 point  
en 2022. Selon les projections à plus long-terme du Fonds, l’output gap  
en zone euro ne se refermerait pas avant 2024-2025 (cf. graphique 8).  
Par ailleurs, le taux de chômage de la zone, en hausse relativement  
modérée depuis le début de la pandémie, continuerait de progresser  
encore quelques mois. Enfin, les anticipations d’inflation demeurent  
nettement inférieures à 2% (le taux swap d’inflation à 5 ans dans 5 ans  
avoisine 1,4% aujourd’hui). Comme énoncé précédemment, même  
si l’accélération des prix à la consommation en zone euro devrait se  
poursuivre au cours du second semestre 2021, un tassement dès 2022  
est probable.  
LES PMI INDIQUENT UNE HAUSSE DES PRIX CES PROCHAINS MOIS  
(
e.g.) PMI composite, prix des  
5
6
8
biens sortants  
(e.d.) Inflation harmonisée  
4
(IPCH) en zone euro  
63  
58  
3
2
5
3
1
4
8
4
3
0
La question du retour de l’inflation se pose dans des termes différents  
aux États-Unis. La dynamique outre-Atlantique est, selon les prévisions  
du FMI,beaucoup plus encourageante. Avec un plan de relance  
historique de USD 1900 mds et une campagne de vaccination plus  
efficace, l’output gap se refermerait dès la fin de l’année 2021. La  
situation conjoncturelle était également différente, de celle de la zone  
euro, avant l’arrivée du Coronavirus. Les États-Unis avaient atteint, à  
la fin de l’année 2019, un taux de chômage historiquement bas – 3,6%  
de la population active – et proche du plein emploi. De plus, le taux de  
chômage est déjà retombé à 6% (mars 2021). Les risques d’une poussée  
inflationniste semblent donc plus élevés outre-Atlantique.  
38  
2
-1  
004  
2006  
2008  
2010  
2012  
2014  
2016  
2018  
2020  
GRAPHIQUE 7  
SOURCE : MARKIT, EUROSTAT  
LA LENTE RÉSORPTION DE L’OUTPUT GAP EN ZONE EURO  
% du PIB potentiel  
4
2
0
2
4
6
8
Guillaume Derrien et Louis Boisset  
-
-
-
-
Output gap de la zone euro  
Output gap des Etats-Unis  
2
006 2008 2010 2012 2014 2016 2018 2020 2022 2024 2026  
4
Philip Lane, The Phillips curve at the ECB, speech at the 50th anniversary conference  
GRAPHIQUE 8  
SOURCE : FMI  
of the money, macro & finance research group of the London School of Economics, 4  
September 2019.  
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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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