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EcoTV – Février 2020

11/02/2020

TRANSCRIPT // EcoTV – Février 2020 : février 2020

Bonjour à tous et bienvenue dans cette édition de février 2020 d'EcoTV, le magazine des économistes de BNP Paribas.

Au sommaire de cette édition, la politique monétaire en question. La Fed et la BCE procèdent à des revues stratégiques. Qu'est-ce que cela veut dire pour les objectifs d'inflation, nous verrons cela avec Louis Boisset.

Dans le Graphique du mois, le chef économiste William De Vijlder nous parlera des prévisions de ses pairs : les autres économistes, leurs prévisions individuelles. Pour la zone euro, ils sont plutôt optimistes mais on verra les conclusions de William.

Pour terminer, nous parlerons de l'ECO, la nouvelle monnaie qui va remplacer le franc CFA dans huit pays africains en 2020. C'est le sujet des Trois questions avec Stéphane Alby.

Bonne émission.

 

FOCUS

Françoix Doux :

L'environnement économique et monétaire évolue jour après jour. Nous avons peu d'inflation mais quand même des tensions sur les salaires. On a aussi des politiques monétaires très accommodantes. Que se passe-t-il du côté des banques centrales ? comment agir de nouveau

Louis Boisset bonjour.

Louis Boisset :

Bonjour François.

Françoix Doux :

On procède aujourd'hui à des revues stratégiques au niveau des banques centrales. En quoi consiste l'exercice ?

Louis Boisset :

C'est une remise à plat, au moins partiel des outils et des objectifs de la politique monétaire. Elle cherche à adapter sa politique face aux nouveaux enjeux internationaux au niveau macro-économique.

Françoix Doux :

Alors du coup, pourquoi maintenant, il y a de nouveaux enjeux ?

Louis Boisset :

La dernière revue stratégique par exemple de la Banque centrale européenne, c'était en 2003, donc une grosse quinzaine d'années. Depuis il s'est passé beaucoup de choses et donc c'est nécessaire. Pourquoi ? parce qu'on est dans un environnement où la croissance est plus basse, parce qu'il y a probablement moins de gains de productivité.

On est également dans un environnement où l'inflation est plus basse et donc les taux d'intérêt sont également plus bas, en particulier le taux d'intérêt dit naturel, qui est le taux en fait, réel théorique, qui dit que c'est à ce niveau-là que l'inflation n'augmente pas et ne baisse pas et cela contraint considérablement l'action de la politique monétaire. Elle a moins de marge de manœuvre en cas de retournement économique.

Françoix Doux :

La BCE emboite quelque part le pas d'autres banques centrales.

Louis Boisset :

Oui absolument. La Fed par exemple qui a lancé sa propre revue stratégique déjà mi-2019. Mais d'autres banques centrales des pays développés en font également. C'est le cas de la banque du Canada qui régulièrement reparle de ses objectifs d'inflation par exemple.

Françoix Doux :

Qu'est-ce qu'il va y avoir dans cette revue stratégique de la BCE ?

Louis Boisset :

Pour l'instant on a relativement peu d'éléments tangibles. La nouvelle présidente de la BCE, Christine Lagarde laisse le temps de la discussion au sein du Conseil des gouverneurs, mais également avec une part de la société civile, ce qui est un changement. Donc ce que l'on peut dire c'est que : une place prépondérante sera occupée par une réflexion autour de l'objectif de la BCE qui est la stabilité des prix. Également une refonte de sa communication probablement. Et sera placé au second plan un sujet par exemple qui est la lutte contre le réchauffement climatique sur lequel la Banque centrale européenne veut accentuer son action.

Françoix Doux :

En tout cas sur les objectifs de stabilité des prix, cela ressemble quand même un petit peu à ce qui se fait du côté de la Fed.

Louis Boisset :

Oui c'est assez proche effectivement. La Fed va beaucoup discuter au fil des discours des membres de la Fed. On se rend compte qu'ils vont beaucoup discuter des objectifs donc c'est un mandat dual. On a à la fois la stabilité des prix mais également la maximisation de l'emploi. Et du côté de la BCE c'est peut-être légèrement plus ambitieux. La présidente et le Conseil des gouverneurs vont peut-être ratisser un petit peu plus large les sujets, notamment les sujets structurels.

Françoix Doux :

Mais que peut-on attendre d'une telle revue du côté de la BCE. Est-ce que ce n'est justement trop ambitieux pour ne pas avoir des résultats tangibles ?

Louis Boisset :

C'est probablement l'une des questions qu'on peut se poser. D'autant plus que certains sujets risquent de poser quelques problèmes au sein du Conseil des gouverneurs de la BCE qui avaient déjà affiche quelques dissensions à la fin de l'année 2019. En particulier la question de la lutte contre le réchauffement climatique. Est-ce que c'est le rôle de la politique monétaire de s'en charger ou bien cela incombe-t-il à la politique budgétaire. C'est un sujet qui sera très prégnant et contre lequel la présidente de la BCE peut buter au cours des prochains mois.

Françoix Doux :

Des remises en question, de l'ambition, en tout cas ça promet de beaux débats du côté de Francfort et d'ailleurs.

Merci Louis Boisset, dans un instant on va parler de la conjoncture dans la zone euro avec William De Vijlder.

 

LE GRAPHIQUE DU MOIS

Françoix Doux :

Dans le Graphique du mois, nous allons parler de la croissance dans la zone euro.

William De Vijlder bonjour.

William De Vijlder :

Bonjour François.

Françoix Doux :

Vos prévisions, c'est 0,7 % de croissance au premier trimestre et cela accélère 1,1 % de croissance au quatrième trimestre en rythme annuel. Ce sont vos prévisions William. Dans ce graphique, on va s'intéresser aux prévisions des autres économistes, y compris vous. Un sondage de 35 prévisionnistes. Quel est votre analyse de ce graphique ? Eux aussi prévoit une accélération de la croissance dans la zone euro ?

William De Vijlder :

Effectivement. C'est ce qui se dégage de ce graphique. Donc c'est un sondage qui est fait par Bloomberg. La médiane pour le T1 est à 0,9% et pour le T4, elle est à 1,1%. La raison pour laquelle j'ai amené ce graphique, c'est que typiquement on regarde la médiane de la croissance ou la moyenne. Moi, je suis très intéressé par la distribution. Ce qui frappe lorsqu'on regarde plus en détail le graphique, c'est que les bâtonnets bleus montrent donc cette distribution pour le T1. Donc là vous voyez par exemple qu'il y a, tout à fait à gauche, qu'il y a trois prévisionnistes qui tablent sur une croissance de 0,6% et il y en a 11 qui tablent sur 0,90%. Ce qui frappe c'est lorsqu'on compare le T1 en bleu avec le T4 en rouge pointillé, c'est que là, la distribution "s'écrase" et puis elle passe vers la droite.

Cela montre très bien donc qu'il y a cette idée des économistes, que l'économie va plutôt se porter mieux dans la seconde partie de l'année.

Françoix Doux :

Et pourquoi ?

William De Vijlder :

Il y a une conjonction d'éléments. Tout d'abord, il y a cette idée que l'incertitude a quand même baissé. On l'a vu avec l'accord chino-américain, on l'a vu avec le Brexit, premier facteur. Le deuxième facteur, c'est qu'il y a un vrai soutien qui vient de l'environnement monétaire avec des taux extrêmement bas. Les marchés financiers qui se comportent bien, ce qui implique des conditions de financement très bonnes pour les entreprises. Il y a également un certain soutien budgétaire et un autre facteur qui est extrêmement important, c'est qu'on voit un certain mieux du côté des exploitations où les carnets de commandes commencent à s'améliorer aussi. Donc c'est un mouvement qui est plutôt mondial, qui est plutôt global, mais sachant que l'économie européenne est très ouverte, bien évidemment elle en bénéficiera plus que d'autres pays.

En conséquence, on a donc ces prévisions d'une économie qui se portera mieux au second semestre.

Françoix Doux :

0,7% au premier trimestre et 1,1% dans la médiane pour le T4.

Dernière question. Aux États-Unis, la configuration est la même ?

William De Vijlder :

Oui et non. Oui dans le sens ou là encore, on a quand même la majorité de prévisionnistes qui tablent sur une croissance qui se porterait mieux au second semestre, pour des raisons qui sont largement similaires,avec les facteurs qui s'appliquent au niveau de la zone euro.

En revanche la partie gauche, la queue à gauche se rallonge aussi et ça c'est très important. Il y a effectivement 4 contributeurs sur un échantillon de 75 contributeurs au consensus qui tablent sur une récession au T4 2020. Ce n'est pas du tout notre scénario, mais quand même cela illustre l'utilité de regarder ce type de graphique.

Françoix Doux :

Les jeux sont ouverts. Merci William De Vijlder. Dans un instant on part en Afrique, avec Stéphane Alby pour parler de la fin du franc CFA dans huit pays, remplacé par l'ECO.

 

3 QUESTIONS

Françoix Doux :

Huit pays d'Afrique changent de monnaie en 2020. Il s'agit du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo. Nous sommes avec Stéphanie Alby.

Bonjour.

Stéphanie Alby :

Bonjour.

Françoix Doux :

Fini le franc CFA, bonjour l'ECO pour ces huit pays. Qu'est-ce qui va changer au-delà du nom ?

Stéphanie Alby :

Essentiellement les réformes concernent le mode de gouvernance. La France n'aura plus de siège dans les organes de gestion et de décision de politique monétaire en Afrique de l'Ouest. Et surtout le compte d'opération sera clôturé. Alors ce dernier point est particulièrement important car jusqu'à présent la BCEAO qui est la banque centrale régionale, devait déposer au moins 50 % de ses réserves de changes dans ce compte d'opération qui était logé au Trésor français. Réserves qui restaient néanmoins très liquides, librement accessibles et rémunérées.

À l'avenir la BCEAO gérera ses réserves comme n'importe quelle autre banque centrale.

Françoix Doux :

Maintenant deuxième question Stéphane Alby. Qu'est-ce qui ne change pas pour ces huit pays ?

Stéphanie Alby :

Alors, il y a des fondamentaux qui restent en place. La parité fixe contre l'euro est maintenue à un taux inchangé, ainsi que la garantie illimitée de la convertibilité, assurée par le Trésor français. C'est donc une transition en douceur. Il y avait quand même une nécessité de réformer un système qui n'avait pas été retouché depuis le début des années 70.
Mais en même temps, en conservant la convertibilité, la garantie, les autorités ont cherché à protéger la future monnaie de toute attaque spéculative et je tiens à ajouter que le système a déjà fait preuve de résilience face à des chocs dans le passé et qu'au final, le Trésor français ne serait intervenu qu'une seule fois en plus de 60 ans d'existence pour alimenter la région en devises et c'était au début des années 90.

Françoix Doux :

Troisième et dernière question. Il y a d'autres pays de l'Afrique de l'Ouest mais cette fois anglophone, notamment le Ghana ou le Nigéria qui pourrait rejoindre l'ECO.

Quelles sont les prochaines étapes ? est-ce que l'on doit s'attendre à des grands chambardements ?

Stéphanie Alby :

Alors ni à court, voir à moyen terme. L'ECO qui va voir le jour rapidement, demain, est très différent de l'ECO imaginé par les pays membres de la CEDEAO qui repose sur un système de régime de change flexible. Alors d'ici là, les obstacles à surmonter sont nombreux. À commencer par le manque de convergence macroéconomique entre tous ces pays. En particulier sur l'inflation qui est beaucoup plus élevé dans les pays non-UEMOA. L'intégration du géant nigérian va aussi poser problème et pour les pays de l'UEMOA, abandonner le peg, c'est prendre un risque macro-financier important dans des économies qui se sont lourdement endettées en devise ces dernières années. En revanche, à court terme on peut imaginer l'intégration de petites économies comme le Cap Vert, qui intégrerait cet ECO à parité fixe.

Et dernier élément, on peut aussi s'attendre à des changements, à des mouvements sur l'autre franc CFA, c'est-à-dire celui utilisé par les pays d'Afrique centrale. Il y a des réflexions qui sont assez bien avancées, mais à ce stade on ne connaît toujours pas les contenus des futures réformes. Mais quoi qu'il en soit, 2020 marquera bien un tournant dans l'histoire du franc CFA.

Françoix Doux :

Merci Stéphane Alby. L'UEMOA pour nos téléspectateurs, c'est l'Union économique et monétaire ouest-africaine. C'est bien ça Stéphane ?

Stéphanie Alby :

C’est ça.

Françoix Doux :

En tout cas merci pour ce point sur l'ECO qui va donc voir le jour en cette année 2020.

On se retrouve au mois de mars pour un nouveau numéro d'EcoTV.

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