L'économie en vidéo : un sujet d'actualité économique et financière toutes les semaines

Changement de cap monétaire aux États-Unis   14/01/2022

Pour 2022, la Réserve fédérale des États-Unis annonce une hausse du prix du carburant… monétaire ; et un débit peut être moins important à la pompe.

Des euros en poche : 20 ans déjà   07/01/2022
Il y a 20 ans, le 1er janvier 2002, intervenait le plus grand basculement fiduciaire de l’histoire avec la mise en circulation de billets et de pièces en euro par 12 pays de l’Union européenne.  Aujourd’hui, l’euro est la monnaie commune à 19 pays de l’UE et à plus de 340 millions de personnes.

Au-delà des taux d’intérêt : le rôle des conditions budgétaires, financières et monétaires   17/12/2021
La liste des facteurs à prendre en compte pour évaluer l'influence de la politique monétaire sur la croissance et l'inflation s'est allongée au fil des ans. Il est loin le temps où il suffisait d'examiner les taux d'intérêt en tenant compte de l'écart entre inflation et objectif d’inflation et entre le chômage et son taux naturel. L'orientation prospective et la gestion du bilan (assouplissement ou resserrement quantitatif) font désormais partie de la boîte à outils standard des banques centrales.

Grèce : des évolutions encourageantes   10/12/2021
Même si la situation économique en Grèce reste difficile, des améliorations notables sont à signaler. Cette bonne dynamique a toutes les chances de se poursuivre en 2022, si le contexte sanitaire le permet.

États-Unis : Des prêts garantis largement convertis en subventions publiques   03/12/2021
En réponse à la crise liée à la pandémie de Covid-19, le Congrès américain a adopté, en avril 2020, un programme de prêts aux petites et moyennes entreprises (Paycheck Protection Program, PPP) garantis par l’État fédéral. Ce dispositif se distingue à divers égards du programme de prêts garantis par l’État (PGE) conduit en France, en particulier quant à son coût budgétaire. Le remboursement des créances PPP par l’Etat fédéral, y compris lorsque les entreprises sont solvables, contribue largement à l’expliquer.

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Au revoir à l’assouplissement quantitatif, bienvenue au resserrement quantitatif 17/01/2022
Les minutes du Comité de l’Open market (FOMC) du mois de décembre ont révélé un revirement brusque de la politique monétaire américaine en direction d’un durcissement. Le rythme des achats d’actifs nets (tapering) ralentira plus vite et la première hausse de taux devrait avoir lieu plus tôt que prévu. Par ailleurs, les membres du FOMC sont favorables à un démarrage rapide du resserrement quantitatif (quantitative tightening, QT) et à un rythme plus soutenu. Même si ce tournant leur semble moins difficile à négocier qu’en 2017, l’opération n’en reste pas moins délicate. Le défi consistera à trouver le bon équilibre entre le resserrement quantitatif et le nombre de relèvements de taux nécessaire pour juguler l’inflation sans compromettre la croissance. Or, l’histoire a montré combien il est difficile de réussir un atterrissage en douceur.
La Banque du Japon, principale contrepartie du dispositif FRRP de la Fed 12/01/2022
Depuis novembre 2020, les opérations de mise en pension de titres1, réalisées par la Réserve fédérale américaine (Fed) auprès de banques centrales étrangères (Foreign Repo Pool, FRRP), se sont nettement élargies. Les principales contreparties de la Fed peuvent être identifiées à l’aide de deux séries statistiques. La structure des réserves de change officielles2 indique les montants de dépôts (au sens large, y compris dans le cadre de prises en pension) effectués par chacune des économies « auprès de banques centrales étrangères, de la Banque des Règlements Internationaux et du Fonds Monétaire International ». Compte tenu du poids du dollar, de l’euro, du yen et de la livre sterling dans les réserves de change mondiales, la Fed, la Banque centrale européenne (BCE), la Banque du Japon (BoJ) et la Banque d’Angleterre en sont probablement les premières bénéficiaires. Le Trésor américain3 communique, par ailleurs, la valeur des passifs des institutions financières américaines (hors certificats de dépôts et titres de dette à court terme) à l’égard des IFM de chaque pays étranger, appréhendées dans leur ensemble (banques commerciales et banques centrales). Les données ne sont toutefois pas suffisamment granulaires pour identifier les avoirs de chacune des seules banques centrales étrangères sur le secteur financier américain (ces avoirs sont principalement constitués, au niveau agrégé, d’accords de prise en pension passés avec la Fed depuis 2008). La trajectoire très comparable, sur la période 2014-2016, des dépôts du Japon auprès de banques centrales étrangères, du passif du secteur financier américain à l’égard des IFM japonaises et des encours de la facilité FRRP laisse toutefois imaginer que la BoJ a largement contribué à la montée en puissance du dispositif FRRP. Plus récemment, le dispositif semble, en revanche, avoir suscité l’intérêt de la Banque centrale de la République de Turquie et, dans une moindre mesure, de la BCE. 1 La mise en pension d’un titre est assortie d’un engagement de rachat à terme à un prix convenu. Dans le cadre de la FRRP, une telle opération peut être assimilée à un « prêt » garanti d’une banque centrale à la Fed (cash contre Treasuries) ou encore comme un « dépôt » d’une banque centrale auprès de la Fed en échange du transfert de propriété, pour une période déterminée, de Treasuries. 2 International Reserves and Foreign Currency Liquidity - IRFCL Home - IMF Data 3 U.S. Financial Firms' Liabilities to Foreign Residents | U.S. Department of the Treasury
Alerte de dernières « minutes » 10/01/2022
La Réserve fédérale ne plaisante plus. Face au dérapage inédit de l’inflation (6,9% sur un an en novembre dernier, probablement à peine moins en décembre), elle va resserrer sa politique monétaire, davantage que prévu. Au-delà des statistiques d’inflation, c’est la situation du marché du travail, jugée « tendue » par les membres du FOMC, qui autorise le changement de cap.
Avis d'accalmie 16/12/2021
Aux États-Unis, le dérapage des prix n’en finit plus et cesse d’être regardé avec complaisance par la Réserve fédérale, qui pourrait précipiter la fin de son assouplissement quantitatif. L’inflation concerne aussi les prix des actifs, immobiliers ou boursiers, qui atteignent des sommets. À moins que l’émergence du variant Omicron du coronavirus ne change radicalement la donne, tout concourt au relèvement des taux d’intérêt directeurs en 2022, peut-être dès l’été.
Nouveau record pour l’inflation 12/12/2021
Aux États-Unis, le dérapage des prix n’en finit plus et devient un véritable sujet d’attention. En novembre 2021, l’inflation a atteint 6,8% sur un an, un record depuis juin 1982. Si, comme les mois précédents, la flambée des prix de l’énergie (+33% sur un an) a contribué à renchérir le coût de la vie, elle n’est plus seule en cause. Hors alimentation et énergie, l’inflation a été mesurée à 4,9% en novembre, là encore, un record. En hausse de 3,9% sur un an, les loyers, qui constituent le principal poste de dépense pour les ménages (33% de l’indice), commencent notamment à peser lourd. Loin d’être anecdotique, leur renchérissement s’accentue mois après mois, dans le sillage de la flambée des prix de l’immobilier. Rapportés au salaire médian, ces derniers retrouvent leur pic de 2006 ; dans les 20 principales villes des États-Unis, ils sont en hausse de 20% sur un an, un rythme jamais atteint jusqu’ici.
La Fed, nouvelle contrepartie repo préférée en période de tensions 01/12/2021
En juillet dernier, la Réserve fédérale américaine (Fed) a enrichi son cadre d’intervention sur les marchés monétaires. Elle dispose à présent d’une facilité permanente de prises en pension de titres (Standing Repo Facility, SRF), en sus de son dispositif de mises en pension (Reverse Repo Program, RRP). Ces outils doivent lui permettre de moduler son offre de monnaie centrale, aussi bien à la baisse qu’à la hausse, lors de tensions sur les taux courts de marché. Dans le contexte actuel de liquidités de banque centrale abondantes et d’offre de titres publics restreinte, les fonds monétaires ont largement recours au dispositif RRP. La capacité de la facilité SRF à juguler les tensions en cas d’assèchement de la liquidité centrale pourrait en revanche être contrariée par divers facteurs tels que les contraintes de levier auxquelles sont soumis primary dealers et banques. 
États-Unis : réallocation des portefeuilles bancaires vers la zone euro depuis le Brexit 23/11/2021
L’exposition du système bancaire américain à la zone euro s’est nettement élargie depuis 2016, année du référendum en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Entre le 31 mars 2016 et le 30 juin 2021, les créances des huit plus grandes banques américaines1 sur les résidents (hors secteur public) de la zone euro2 ont même progressé davantage (+USD 125,6 mds) que le recul de leurs créances sur l’économie britannique (-USD 56,3 mds). Parmi les principales économies bénéficiaires de ces arbitrages, figurent la France (+USD 66,3 mds, soit +47%), le Luxembourg (+36,5 mds, +97%), l’Irlande (+28,6 mds, +46%) et l’Allemagne (+5,8 mds, +7%). Les banques Goldman Sachs et JP Morgan concentrent l’essentiel de ce surcroît d’exposition.Les expositions transfrontières des banques américaines à la zone euro (i.e. détenues par des entités juridiques établies aux États-Unis) prévalent encore sur les expositions locales de leurs filiales et via leurs succursales implantées sur le continent (89% vs 11%). Le Brexit s’est toutefois accompagné d’une intensification de leurs activités sur place. Les créances locales des grandes banques américaines dans la zone euro ont ainsi été multipliées par trois sur la période (+USD 44,5 mds) aux dépens du Royaume-Uni (-USD 58,8 mds, soit -20%). Globalement, les créances transfrontières à destination de la zone euro se sont en revanche plus modestement accrues (+18% contre +4% vers le Royaume-Uni).1 La ventilation des expositions étrangères du système bancaire américain, considéré dans son ensemble, est incomplète avant le T3 2016. Au 30 juin 2021, les 8 grandes banques (JP Morgan, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of New York Mellon, State Street) concentraient 74% de l’exposition américaine à l’économie britannique et 83% de l’exposition américaine à la zone euro.2 Les créances d’un système bancaire sur l’étranger englobent ses créances transfrontières et les créances locales de ses filiales et succursales implantées à l’étranger en devises et en monnaie locale. En sont exclues les créances résultant de positions sur des contrats dérivés, les garanties accordées ou lignes de crédit. Les données sont exprimées ici en critère de risque ultime, c’est-à-dire qu’elles sont affectées au pays sur lequel repose le risque final (pays de résidence du garant d’une créance et/ou du siège de la maison mère du débiteur). 
L’inflation au-dessus de 6% 14/11/2021
C’est un dérapage transitoire… qui dure ! En octobre, l’inflation américaine a été mesurée à 6,2% sur un an, son plus haut niveau depuis trente-et-un ans. Si, comme les mois précédents, l’alourdissement de la facture énergétique est en cause (il explique 30% du chiffre), l’accélération de la hausse des prix est un phénomène qui s’étend aux États-Unis. Elle rattrape les loyers, dont le renchérissement atteint déjà 3,5% sur un an et va, à coup sûr, s’accentuer. 
Faut-il s’inquiéter de la confiance des ménages américains ? 28/10/2021
D’après une étude récente, l'économie américaine pourrait entrer en récession compte tenu du mouvement à la baisse des attentes des consommateurs. Cependant, la crise du Covid-19 complique l’analyse des données. Les fluctuations des chiffres des infections influencent les attentes, tout comme la spécificité de la reprise de 2020 et d’autres facteurs qui ont fait bondir l’inflation. Au vu du nombre record de départs volontaires, le fléchissement de la confiance des consommateurs pourrait refléter les inquiétudes des Américains concernant l’inflation et son effet sur le pouvoir d’achat. Un phénomène similaire apparait en France d’après les derniers chiffres de la confiance des consommateurs.
États-Unis : Des prêts garantis largement convertis en subventions publiques 12/10/2021
En réponse à la crise liée à la pandémie de Covid-19, le Congrès américain a mis en place, en avril 2020, un programme de prêts aux petites et moyennes entreprises (Paycheck Protection Program, PPP) garantis par l’État fédéral. À la clôture des souscriptions, le 31 mai 2021, environ USD 800 milliards d’encours de prêts PPP avaient été accordés. Les banques ont originé 80% de ces prêts, les sociétés de crédit non bancaires et fintechs les 20% résiduels. Ce dispositif se distingue à divers égards du programme de prêts garantis par l’État (PGE) conduit en France, en particulier quant à son coût budgétaire. D’abord, aux États-Unis, le risque de crédit associé aux prêts garantis est entièrement supporté par l’État fédéral1. Ensuite, les prêteurs américains ont été indemnisés des frais occasionnés par l’origination des créances PPP sous la forme de commissions (entre 1 et 5% en fonction des montants distribués). D’après la structure des prêts PPP originés, le montant des commissions versées s’élèverait aux alentours de USD 30 milliards. Enfin, outre-Atlantique, sous certaines conditions, les prêts garantis sont convertibles en subventions publiques aux entreprises financées (dans la limite de la masse salariale, des intérêts sur prêts hypothécaires, des loyers et frais de fonctionnement supportés). L’annulation partielle ou complète d’un prêt PPP est notamment subordonnée au maintien par l’entreprise bénéficiaire de l’emploi et des salaires durant les 8 à 24 semaines suivant son obtention. Au 10 octobre dernier, plus de USD 575 milliards d’encours de prêts PPP avaient ainsi été effacés (7,5 millions de crédits), soit 73% des montants totaux accordés (65% du nombre de crédits octroyés)2. En posant l’hypothèse extrême d’un effacement intégral des créances distribuées dans le cadre du PPP, le coût budgétaire du dispositif s’élèverait à USD 835 milliards3. 1 En France, l’État assume 70% ou 80% du risque de crédit dans le cas des PGE aux grandes entreprises, 90% dans celui des PGE aux petites et moyennes entreprises. Les banques françaises couvrent le risque résiduel. 2 PPP forgiveness platform lender submission metrics reports (sba.gov) 3 Covid Money Tracker

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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