Conjoncture

Une problématique économique, financière ou bancaire tous les mois dans Conjoncture

    Conjoncture - 25 juin 2020
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    Le choc du Covid-19 a entraîné une réaction budgétaire significative des États membres de l’Union européenne. La récession en 2020, même si elle devrait être de courte durée, sera historique. La réponse budgétaire était donc indispensable pour éviter des conséquences économiques nettement plus profondes et durables. Les États membres ne sont pas touchés de la même façon par la crise actuelle, et l’ampleur de la réponse budgétaire apportée diffère. La réponse européenne est l’un des rares aspects positifs de cette crise. Néanmoins, rien n’est encore joué. Le niveau de risques et d’incertitudes sur les plans sanitaire et économique restera particulièrement élevé dans les prochains mois. Un accord sur le plan de relance européen est donc nécessaire et le relâchement des efforts au niveau national apparaît peu envisageable.
    Les mesures exceptionnelles de soutien à la liquidité des entreprises et des marchés, engagées par les autorités américaines en réponse à la crise liée à la pandémie de Covid-19, ont conduit à un élargissement sensible des bilans bancaires. Or, les régulateurs ont, depuis la grande crise financière de 2007-2008, nettement durci les contraintes de bilan. Craignant que les exigences de levier n’entravent la capacité des banques à financer l’économie et à soutenir le bon fonctionnement des marchés, ils les ont provisoirement assouplies. Toutefois, la Réserve fédérale ne devrait pas engager de cure d’amaigrissement, susceptible d’entraîner à son tour une réduction des bilans bancaires, avant plusieurs années (et sans doute pas avant la fin de la période d’assouplissement des normes). Dès lors, il n’est pas exclu que la contrainte associée au ratio de levier resurgisse aussi rapidement qu’elle avait disparu.
    Conjoncture - 04 juin 2020
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    La crise du Covid-19 ne sera pas sans conséquence pour l’économie russe, qui fait face à un double choc à la fois d’offre et de demande, dans un contexte d’effondrement du prix des matières premières. Selon les prévisions du FMI et de la Banque centrale russe, la contraction de l’activité économique devrait être comprise entre 4% et 6%. Les fondamentaux macroéconomiques devraient se dégrader sans pour autant remettre en cause la capacité du souverain à faire face à ses engagements. En revanche, ce nouveau choc va fragiliser le secteur bancaire en pleine restructuration et pourrait retarder les importants projets de développement du gouvernement, indispensables pour soutenir la croissance à moyen terme. L’annonce faite le 2 juin dernier d’un nouveau plan de soutien à l’économie, d’une valeur de RUB 5000 mds (4,5% du PIB), entre le troisième trimestre 2020 et la fin 2021, arrive à point nommé. Reste à savoir s’il sera de nature à élever le potentiel de croissance. À ce jour, aucun détail n’est encore disponible sur le contenu et les modalités de sa mise en œuvre.
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    La crise du Covid-19 ne sera pas sans conséquence pour l’économie russe, qui fait face à un double choc à la fois d’offre et de demande, dans un contexte d’effondrement du prix des matières premières. Selon les prévisions du FMI et de la Banque centrale russe, la contraction de l’activité économique devrait être comprise entre 4% et 6%. Les fondamentaux macroéconomiques devraient se dégrader sans pour autant remettre en cause la capacité du souverain à faire face à ses engagements. En revanche, ce nouveau choc va fragiliser le secteur bancaire en pleine restructuration et pourrait retarder les importants projets de développement du gouvernement, indispensables pour soutenir la croissance à moyen terme. L’annonce faite le 2 juin dernier d’un nouveau plan de soutien à l’économie, d’une valeur de RUB 5000 mds (4,5% du PIB), entre le troisième trimestre 2020 et la fin 2021, arrive à point nommé. Reste à savoir s’il sera de nature à élever le potentiel de croissance. À ce jour, aucun détail n’est encore disponible sur le contenu et les modalités de sa mise en œuvre.

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QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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