Conjoncture

Une problématique économique, financière ou bancaire tous les mois dans Conjoncture

    Conjoncture - 12 octobre 2022
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    Gabriel Boric, le candidat de la très large coalition de gauche, a remporté le deuxième tour de l’élection présidentielle en décembre dernier. Il a pris ses fonctions mi-mars et fait déjà face à de nombreux défis. Son discours de politique générale, prononcé au début du mois de juin, puis la présentation de la réforme fiscale à la fin de ce même mois confirment sa volonté de mettre en œuvre une politique économique et sociale différente de celle de ses prédécesseurs. Il ambitionne d’amorcer, au cours de son mandat, une « transition verte » rapide, mais aussi de trouver un « juste équilibre » entre le besoin de réformes, en faveur de plus de justice sociale, et la nécessité de rester « fiscalement responsable ». La croissance dynamique enregistrée au cours des trois dernières décennies s’est accompagnée d’une réduction de la pauvreté. Néanmoins, des inégalités persistent. En matière de justice sociale, les attentes sont donc très fortes. Dans le même temps, le gouvernement devra affronter un Parlement fragmenté et des coalitions fragiles, qui ne lui donnent pas l’assurance de facilement mettre en place sa politique économique et sociale. Le projet de nouvelle consitution, décidé après les manifestations de l’automne 2019, promettait de modifier en profondeur les règles en matière de justice sociale, de répartition des pouvoirs et de transition énergétique. Paradoxalement, il a été rejeté lors du référendum du 4 septembre dernier. Le débat n’est pas clos pour autant, et les discussions relatives à la rédaction d’un nouveau projet ont été entamées. Dans ce contexte, redresser le taux de croissance, en baisse tendancielle avant la crise liée à l’épidémie de Covid-19, et consolider les finances publiques, tout en répondant aux promesses de réformes des systèmes d’éducation, de soin et de retraite, s’annonce comme un défi majeur.
    Conjoncture - 26 juillet 2022
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    Au cours des cinq prochaines années, la politique économique française devra continuer de traiter des sujets structurels, tels que le plein emploi, le retard en termes de robotisation et la compétitivité des entreprises, ou encore la place de l’industrie dans l’économie. Elle continuera aussi très probablement de s’attacher, au moins à court terme, à soutenir le pouvoir d’achat des ménages, comme elle le fait depuis 2019. Autant de chantiers à mener de front qu’il s’agira de concilier avec le coût de la transition écologique et énergétique, alors que la dette publique a déjà fortement augmenté dans un contexte de remontée, encore contrôlée, des taux d’intérêt.
    Conjoncture - 18 juillet 2022
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    L’économie algérienne était dans une position délicate au moment du double choc - pandémie et retournement du marché pétrolier - au printemps 2020. La conjoncture s’est améliorée, portée par la hausse des cours du pétrole et celle de la demande européenne en gaz. Pour la première fois depuis 2014, le pays devrait être en mesure de dégager des excédents courants en 2022 et 2023, et donc d’accumuler des réserves de change. Le risque d’une crise de balance de paiements s’éloigne à court terme. Mais la stabilité macroéconomique reste fragile. Les perspectives de reprise sont modestes et les finances publiques sont structurellement déséquilibrées. La mise en place de réformes demeure une priorité pour éviter que l’économie se retrouve en difficulté en cas de nouveau choc pétrolier. 

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Chili : rejet du projet de constitution 06/09/2022
Au Chili, une large majorité de votants (près de 62%, avec un taux de participation exceptionnel) a rejeté le projet de nouvelle constitution lors du référendum organisé le 4 septembre dernier. Ce projet, contenant près de 400 articles, ne proposait pas de réforme profonde du modèle économique chilien ; la Banque centrale devait rester indépendante, tandis que les droits de propriété et du travail n’étaient pas remis en cause. Elle garantissait en revanche un meilleur accès de la population à un ensemble de droits sociaux (logement, éducation, soins), alors qu’actuellement l’État prend à sa charge uniquement les besoins qui ne sont pas couverts par le secteur privé. Cela supposait une augmentation substantielle et pérenne des dépenses publiques. Le débat n’est pas clos pour autant : une très large majorité de la population et l’ensemble des partis politiques se sont prononcés en faveur d’une nouvelle constitution, et a minima de l’amendement de la constitution en vigueur. Dès avant le référendum, le président Gabriel Boric (élu au mois de décembre 2021) a ouvert la voie à l’établissement d’une nouvelle assemblée constituante. Plusieurs solutions sont possibles : nouvelle assemblée, assemblée « mixte » composée de membres nouvellement élus et de députés, ou assemblée composée de députés déjà élus uniquement. Les discussions devraient débuter dans les prochains jours. Mais le rejet du projet dépasse le cadre strictement constitutionnel. Le nombre et l’ampleur des réformes proposées par le gouvernement pour la suite du mandat devront être revus à la baisse.   Le résultat du référendum a été plutôt bien accueilli par les marchés. Depuis la mi-juillet, la monnaie s’est continument appréciée à mesure que la victoire du « non » l’emportait dans les sondages. Les perspectives à moyen terme demeurent néanmoins mitigées. Le climat politique devrait rester tendu tout au long du mandat et les décisions d’investissement pourraient être de nouveau repoussées, ce qui pèsera sur le potentiel de croissance du pays.
Chili : entrée en fonctions du nouveau président 18/02/2022
Gabriel Boric, le candidat de la très large coalition de gauche a remporté le deuxième tour de l'élection présidentielle du Chili en décembre dernier. Il prendra ses fonctions en mars prochain et le programme s'annonce chargé pour le nouveau gouvernement.
Chili : de nombreux défis pour le nouveau gouvernement 21/12/2021
Gabriel Boric, le candidat de la très large coalition des partis de gauche, a remporté le second tour de l’élection présidentielle chilienne, le 19 décembre dernier, face à J. Kast, candidat d’extrême droite. Bien que les fondamentaux économiques soient restés relativement solides au cours des deux dernières années, le gouvernement (qui entrera en fonction en mars) devra faire face à de nombreuses difficultés. L’évolution de la situation sanitaire, l’inflation élevée et la politique monétaire restrictive pèseront sur la croissance à court et moyen terme. Dans le même temps, les attentes populaires sont très fortes concernant la réforme du système de retraite, l’accès aux soins et l’éducation. La nouvelle constitution, en cours de rédaction, devrait comporter un volet social important, augmentant les dépenses publiques significativement et de manière pérenne. Répondre à ces attentes avec un Parlement fragmenté (toute réforme proposée nécessitera des compromis et des coalitions), tout en étant « fiscalement responsable » afin de stabiliser la dynamique de la dette d’ici la fin du mandat, tel est le défi particulièrement difficile à relever pour le nouveau gouvernement.
Rebond de croissance au Chili 15/06/2021
L’amélioration des perspectives de croissance au niveau mondial et le succès de la campagne de vaccination ont permis de soutenir le rebond de croissance observé depuis le T3 2020, en dépit du rétablissement de contraintes sanitaires relativement strictes au début 2021. La consommation des ménages a fortement progressé et devrait continuer de tirer la croissance, soutenue par les mesures de relance et l’autorisation donnée à un grand nombre de salariés de puiser dans leur épargne retraite. Au total, le PIB réel devrait progresser de plus 6% en 2021, après une chute de 5,8% en 2020. Cela dit, les risques restent orientés à la baisse. Les risques externes sont largement liés à la dynamique d’évolution de la pandémie et des progrès de la vaccination au niveau global. Au niveau interne, les tensions politiques consécutives aux débats concernant la rédaction de la nouvelle constitution (qui devrait durer jusque mi-2022) et la campagne présidentielle (l’élection aura lieu en Novembre 2021) pourraient peser sur les perspectives d’investissement, domestique comme étranger.
Chili : perspectives pour 2021 11/12/2020
En 2021, on s’attend à une reprise graduelle de la croissance plutôt qu’à un véritable rebond. Les élections présidentielles et la rédaction de la nouvelle constitution continueront d’alimenter le débat politique.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
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