Conjoncture
    Conjoncture - 01 mars 2019
    Consulter la publication complète
    Ces dernières années, l’Allemagne a affiché d’importants excédents courants, bien au-dessus du niveau considéré comme conforme aux fondamentaux économiques. Ils pourraient être attribués à une forte hausse de l'épargne des administrations publiques et des entreprises. De nombreux observateurs considèrent l’excédent du compte courant allemand comme une menace pour l’économie de la zone euro et incitent les autorités allemandes à le réduire, en augmentant les salaires et en investissant dans les infrastructures. Ces demandes ont été largement ignorées. En s’appuyant sur des simulations économétriques, les autorités allemandes avancent que ces mesures seraient préjudiciables à l’économie allemande et sans grande incidence sur le reste de la zone euro. Ils souhaitent plus de réformes structurelles au sein de l’Union européenne, notamment une plus grande ouverture du marché des services.
    La première année du mandat du président Joao Lourenço a été marquée par une inflexion assez positive des politiques économiques, compte tenu de sa volonté d’assainir les pratiques politiques et de l’ampleur des réformes économiques entreprises. La fin de l’arrimage du kwanza au dollar a permis d’alléger certaines tensions sur le marché des changes, même si elles restent importantes. L’accord de financement récemment signé avec le FMI contribuera à mettre en œuvre les réformes structurelles. Celles-ci visent à diversifier l’économie en encourageant le développement du secteur privé. Toutefois, les perspectives économiques globales à court terme restent liées à l’évolution des prix internationaux du pétrole en raison de l’absence de diversification de l’économie angolaise. De plus, les difficultés persistantes du système bancaire continuent de peser sur le secteur privé. Aussi la reprise devrait-elle être, au mieux, très progressive compte tenu de la persistance des déséquilibres macroéconomiques.
    Conjoncture - 04 février 2019
    Consulter la publication complète
    L’Accord de Paris sur le climat, conclu lors de la COP 21 en 2015, plaide en faveur de la limitation du réchauffement climatique sous le seuil de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Dans son dernier rapport, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) lance toutefois un avertissement : les mesures d’atténuation actuelles ne permettront pas d’atteindre cet objectif. Les investissements dans les infrastructures d’énergies renouvelables et d’électricité doivent être accrus. Il faut « décarboner » le secteur de l’énergie, recourir davantage à l’électricité et améliorer l’efficacité énergétique. Les intérêts commerciaux mais aussi l’impact social lié, en particulier, à la hausse du prix du carbone, compliquent la mise en place de politiques bas carbone. Quoi qu’il en soit, pour réduire de façon notable les émissions de gaz à effet de serre, une approche différente s’impose, conjuguant une tarification du carbone et des sanctions commerciales.
    L’élection d’Andres Manuel Lopez Obrador à la présidence du Mexique soulève de nombreuses questions. Si le nouveau président et son équipe bénéficient d’un fort soutien populaire, la politique proposée pour les six prochaines années inquiète les investisseurs. Les promesses de maintien de la discipline budgétaire, de l’indépendance de la banque centrale et, plus généralement, d’un pragmatisme économique, pourraient être incompatibles avec les mesures proposées. En particulier, plusieurs réformes ont été remises en cause, dont celle du secteur de l’énergie. A court terme, ces contradictions ne portent pas à conséquence compte tenu des solides fondamentaux dont bénéficie l’économie mexicaine. A moyen terme en revanche, la capacité du gouvernement à respecter la discipline budgétaire, maintenir à flot le secteur de l’énergie et garder la confiance des investisseurs constituent des risques.
    Conjoncture - 20 décembre 2018
    Consulter la publication complète
    Au cours des quatre dernières années, la Réserve fédérale américaine a réduit le surplus de réserves, créé à l’occasion de son programme d’assouplissement quantitatif. Parallèlement, la réglementation bancaire, dite « de Bâle 3 », a singulièrement renforcé les besoins en liquidité centrale des banques. Auparavant, toutes les réserves détenues au-delà des « réserves obligatoires », au sens de la politique monétaire, étaient, à juste titre, qualifiées de réserves excédentaires. Depuis, seules les réserves détenues en excès de la contrainte réglementaire peuvent être qualifiées ainsi. Si les banques américaines ont, jusqu’ici, atténué les premiers effets de la baisse des réserves sur leurs ratios de liquidité, notamment au prix d’une plus grande dépendance aux Federal Home Loan Banks, les premiers signes d’une tension sur la liquidité semblent se manifester

Sur le même thème

La faiblesse de la demande extérieure pèse sur l'activité industrielle 01/03/2019
En février, les mauvaises surprises ont été nombreuses dans l'industrie. Contrairement aux attentes, la production industrielle a encore reculé en décembre en raison d'une forte baisse de la construction. Le seul signe encourageant est le rebond du secteur automobile (+ 7%). Les indicateurs avancés ont également surpris à la baisse.
Retournement de conjoncture 24/01/2019
La croissance économique a nettement décéléré depuis le deuxième trimestre 2018, et, d’après les enquêtes auprès des chefs d’entreprise, la situation ne devrait guère évoluer dans les mois à venir. Le secteur manufacturier exportateur est sérieusement affecté par le ralentissement du commerce mondial. Grâce à une politique budgétaire expansionniste, l’économie nationale devrait être le principal moteur de la croissance dans les trimestres à venir. Des mesures de relance supplémentaires pourraient être adoptées en cas de poursuite du ralentissement économique. Cela devrait aussi accroître les chances des partis de la coalition lors des prochaines élections fédérales prévues pour 2021.
Lendemains de fête difficiles 11/01/2019
Pour l’Allemagne, 2019 démarre difficilement. La plupart des indicateurs que nous suivons sont en dessous de leur moyenne de long terme, et tous ont surpris à la baisse. Le secteur manufacturier, axé sur les exportations, est particulièrement sévèrement touché.
L'activité ralentit plus vite qu'anticipé 16/11/2018
A 0,2% t/t, le taux de croissance du PIB au T3, publié cette semaine, est plus faible que prévu. En glissement annuel, il baisse à 1,1%. Les difficultés temporaires rencontrées par l’industrie d’automobile, lors de l’intégration des nouvelles règles européennes en matière d’émissions de CO2, constituent une première explication. L’affaiblissement de la demande mondiale, en particulier celle de la Chine en raison des problèmes nationaux et du conflit commercial avec les Etats-Unis, est un problème plus structurel.
Assagissement à horizon 2019 17/10/2018
La croissance a nettement décéléré en 2018, tout en restant supérieure à son potentiel. Les tensions sur le marché du travail ont abouti à des accords salariaux généreux. L’inflation sous-jacente n’en est pas moins restée morose. Malgré une orientation budgétaire légèrement expansionniste et des conditions monétaires très accommodantes, le rythme de la croissance risque de ralentir encore en 2019 sous l’effet de la dégradation de l’environnement extérieur. Les pénuries de main-d’œuvre pourraient s’aggraver dans le secteur du bâtiment. L’augmentation des coûts unitaires de main-d’œuvre entraînera progressivement une hausse des prix à la consommation. Malgré le renforcement potentiel des tensions politiques, la perspective d’une défaite pourrait servir de ciment et permettre à la coalition de rester soudée.
Point d'inflexion cyclique 12/10/2018
L’économie allemande est à un point d'inflexion cyclique. Les incertitudes des chefs d’entreprises ont fortement augmenté selon l’indicateur de dispersion de l’institut allemand IFO. Entre mai et septembre, cet indicateur a gagné 6,2 points, une augmentation comparable à celle constatée durant la crise financière de 2008-2009. L’incertitude croissante apparait aussi dans notre indicateur « Pulse ».
Un excédent courant persistant 02/10/2018
L’excédent des comptes courants allemands, estimé à EUR 264 mds (USD 299 mds) en 2018, est le plus élevé au monde. Il génère des tensions avec les partenaires commerciaux de l’Allemagne, notamment les Etats-Unis. Par ailleurs, il est visé par la procédure de la Commission européenne concernant les déséquilibres macroéconomiques. Cette situation est, en partie, le résultat du vieillissement de la population. Elle tient aussi au processus de rattrapage des pays les moins avancés de l’Union européenne, qui s’est accompagné de forts besoins en biens d’équipement, largement couverts par l’Allemagne. Depuis la crise financière de 2008, les excédents courants allemands se reflètent principalement dans l’accroissement de l’excédent des administrations publiques et des sociétés non financières.
Croissance ralentie 20/07/2018
Ces derniers mois, les sondages et les données statistiques indiquent un ralentissement de l'économie allemande. En juin, l'indice Ifo du climat des affaires a reculé à nouveau, les sociétés constatant une nouvelle dégradation de la situation. Cependant, on observe des signaux de stabilisation.
Un peu moins tonique 11/07/2018
L’activité économique a ralenti au premier semestre de cette année. Les indicateurs conjoncturels, en recul depuis la fin de 2017, ont montré des signes de stabilisation dernièrement. Ils continuent cependant de refléter une croissance relativement robuste, portée par des politiques monétaire et budgétaire plutôt accommodantes. Les contraintes de capacité, en particulier dans le bâtiment, sont toutefois manifestes. Enfin, l’inflation devrait progressivement augmenter avec les coûts de production.
Sérénité malgré une confiance au ralenti 29/06/2018
De manière générale, les indicateurs conjoncturels allemands se sont repliés depuis début 2018. Tout récemment, certains d'entre eux se sont stabilisés. L’incertitude des chefs d’entreprise, mesurée par la dispersion des évaluations des perspectives économiques, n’a pas augmenté malgré les craintes d’une guerre commerciale. Mais la dispersion a tendance à présenter un décalage par rapport à l’évolution globale du climat des affaires. Cet indicateur devra donc être surveillé de près dans les prochains mois.

QUI SOMMES-NOUS ? Trois équipes d'économistes (économies OCDE, économies émergentes et risque pays, économie bancaire) forment la Direction des Etudes Economiques de BNP Paribas.
Ce site présente leurs analyses.
Le site contient 2054 articles et 566 vidéos