À l’instar de ce que la BCE demande aux établissements bancaires importants1, la Banque d’Italie a décidé de recommander aux banques placées sous sa supervision directe (les établissements moins importants) de ne pas distribuer, ou de ne pas s’engager à distribuer, de dividendes au moins jusqu’au 1er octobre 20202 . En outre, les rachats d’actions devront être restreints et les établissements italiens les moins importants devront être « prudents » dans le versement des rémunérations variables.
Les cinq plus grands groupes bancaires italiens, qui concentrent près de la moitié de l’actif total du système bancaire domestique, sont ainsi susceptibles de mobiliser (en plus des bénéfices qui n’auraient pas été distribués de toute façon), au titre de l’exercice 2019, EUR 4,8 mds de fonds propres supplémentaires éligibles au titre de CET13 , soit 4,1% de leur encours actuel (EUR 116,9 mds). Ces mises en réserve vont permettre d’absorber une partie de la hausse du coût du risque en 2020 et limiteront la baisse des fonds propres dont le montant a augmenté de 61% depuis 2008.