Un déficit primaire durablement élevé sans consolidation en vue Sources : FMI, BNP Paribas
Le solde budgétaire primaire des États-Unis devrait rester nettement déficitaire à horizon 2032.
Les facteurs démographiques (vieillissement) impliquent une détérioration structurelle par les volets santé et retraites de la dépense obligatoire, tandis que la consolidation ne semble pas figurer à l’agenda politique. En 2026, le déficit primaire se serait creusé à -3,7% du PIB contre -3,2% en 2025. Le principal facteur tient à des recettes tarifaires moins importantes qu’anticipé. Cela est lié aux remboursements des droits de douane perçus au titre de l’IEEPA (tarifs réciproques) et du remplacement progressif de ces derniers après que la Cour suprême y a mis fin.
Cette volatilité devrait s’atténuer en 2027 et favoriser une légère amélioration à 3,5% du PIB.
Un différentiel taux d'intérêt apparent/ croissance de moins en moins favorable Sources : FMI, BNP Paribas
Pour l’heure, les États-Unis continuent de bénéficier d’une croissance nominale supérieure au taux d’intérêt apparent. Néanmoins, cet écart se refermerait quasi-intégralement d’ici à 2032.
Deux effets entrent en jeu :
- une normalisation de la croissance et de l’inflation, qui permettent aujourd’hui une forte croissance nominale (près de 6% aujourd’hui, plus proche de 4% à terme), vers leur niveau respectif de long terme.
- l’accroissement du taux d’intérêt apparent au fur et à mesure du refinancement de la dette, alors que la part importante d’émissions à court terme accélère la transmission des taux vers le service de la dette.