Nous avons sélectionné deux mesures de l’inflation (avec et hors énergie) et six données d’enquête :
1/ la confiance des entreprises au travers des indices PMI du climat des affaires dans le secteur manufacturier,
2/ celui des services,
3/ les composantes « prix des intrants »,
4/ « prix de vente » de l’indice PMI composite (pour identifier les pressions inflationnistes directes),
5/ la composante « délais de livraison » du PMI manufacturier (indicateur direct d’éventuelles difficultés d’approvisionnement et du déséquilibre offre-demande et donc, indirectement, des pressions inflationnistes à l’œuvre),
6/ la confiance des ménages au travers de sa composante « appréciation de la situation financière » (pour capter l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat).
L’évolution de chacun de ces indicateurs est observée par rapport au mois m=0 qui correspond au déclenchement du conflit. L’indicateur n’est pas représenté en niveau mais en variation, cumulée, par rapport au mois m=0.
Le bilan des enquêtes de confiance disponibles pour le mois de septembre demeure globalement positif. D’après les enquêtes PMI, le climat des affaires dans les services connaît, en effet, une nette embellie et celui dans le secteur manufacturier demeure confortablement en zone d’expansion pour le 8e mois d’affilée. En revanche, la confiance des ménages marque son premier repli depuis 5 mois, probablement en raison de la remontée de l’inflation et des inquiétudes sur le pouvoir d’achat. De fait, les nouvelles sur le front de l’inflation sont négatives. Les enquêtes PMI font état d’un renforcement des pressions inflationnistes : ce n’est pas une surprise compte tenu des tensions sur les prix de l’énergie mais ça n’en est pas moins significatif. Quant à l’inflation elle-même, elle continue de remonter, plus fortement en septembre : +0,6pp, à 3,8% a/a selon l’estimation flash d’Eurostat, dont +0,4 pp dû à l’accroissement de la contribution de la composante « énergie ». L’inflation hors énergie remonte également, de 0,2 pp à 2,3% (dont 0,1pp dû à l’inflation alimentaire).