Nous avons sélectionné deux mesures de l’inflation (avec et hors énergie) et six données d’enquête : 1/ la confiance des entreprises au travers des indices PMI du climat des affaires dans le secteur manufacturier et 2/ celui des services ; 3/ les composantes « prix des intrants » et 4/ « prix de vente » de l’indice PMI composite (pour identifier les pressions inflationnistes directes) ; 5/ la composante « délais de livraison » du PMI manufacturier (indicateur direct d’éventuelles difficultés d’approvisionnement et du déséquilibre offre-demande et donc, indirectement, des pressions inflationnistes à l’œuvre) ; 6/ la confiance des ménages au travers de sa composante « appréciation de la situation financière » (pour capter l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat). L’évolution de chacun de ces indicateurs est observée par rapport au mois m=0 qui correspond au déclenchement du conflit. L’indicateur n’est pas représenté en niveau mais en variation, cumulée, par rapport au mois m=0.
Le bilan des données disponibles pour le mois d’août est positif sur le plan des enquêtes de confiance et conforte les signaux encourageants des mois précédents. D’après les enquêtes PMI sur le climat des affaires, les pressions inflationnistes continuent de se modérer, tandis que les tensions sur l’offre se sont stabilisées. Le climat des affaires dans les services demeure stable, consolidant sa hausse passée, et celui dans le secteur manufacturier enregistre une nouvelle – et nette – amélioration. Autre évolution remarquable et encourageante : le redressement de la confiance des ménages pour le quatrième mois d’affilée. La rechute redoutée de ces différents indicateurs, du fait de la recrudescence des tensions au Moyen-Orient, n’a pas eu lieu, en tout cas pas en août. Quant à l’inflation, elle continue de remonter (+0,4 pp, à 3,3% a/a), comme attendu, avec les prix de l’énergie, mais de manière toujours limitée dans le sens où il n’y a pas de propagation à l’inflation hors énergie, qui demeure stable à 2,2%.