Le choc énergétique s’est traduit principalement par un comportement de précaution de la part des entreprises qui ont augmenté leurs stocks en mars Ces dernières font état de la forte hausse des coûts des intrants (qui restent néanmoins inférieurs à leurs niveaux de 2022). À court terme, l’augmentation de leurs stocks (avant l’accélération de l’inflation) a soutenu la production. La hausse des prix de l’énergie ne semble pas avoir affecté, à ce stade, le comportement de dépense des ménages.
Les tensions macroéconomiques ont conduit à une nette décélération des crédits à l’habitat et à un repli des crédits à la consommation et aux entreprises Alors que les taux restent stables, les nouveaux crédits à l’habitat aux ménages, cumulés sur un an, poursuivent leur décélération en février. Les crédits à la consommation continuent de se replier nettement. Cumulés sur un an, les flux nets de crédits bancaires aux entreprises baissent pour le deuxième mois consécutif en février, ce qui est inédit depuis 2015. Une baisse que la modeste hausse des émissions nettes de titres de dette, cumulées sur un an, compense peu.