Conjoncture

Rattrapage économique dans les pays avancés : les enseignements du passé

Eco Conjoncture n°6 // Juillet 2021  
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RATTRAPAGE ÉCONOMIQUE DANS LES PAYS AVANCÉS : LES ENSEIGNEMENTS DU PASSÉ  
La crise de la Covid-19 a profondément affecté nos économies. Le rebond observé depuis quelques mois semble  
se confirmer mais des incertitudes demeurent sur les capacités de rattrapage économique des pays. Cet article  
tend à observer dans le passé les comportements des économies du G7 - en termes de PIB, de consommation et  
d’investissement - en phase post-récessive. À quelle vitesse les économies rattrapent-elles le niveau et la tendance  
de PIB d’avant-crise ? Quelles sont les composantes de la demande agrégée les plus dynamiques en sortie de crise ?  
Peut-on comparer le choc de la Covid-19 avec les chocs passés, compte tenu de sa nature si particulière ? Nous  
essaierons d’apporter des éléments de réponse à ces questions en insistant sur les disparités sectorielles actuelles.  
La crise de la Covid-19 est différente des crises passées. Elle combine  
un choc d’offre, un choc de demande et un choc d’incertitudes, dont les  
conséquences à long terme sont encore méconnues. En 2020, le PIB  
en volume des pays du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-  
Uni, France, Italie, Canada) a chuté de près de 6%, soit nettement  
plus que lors de la récession de 2009 (-3,6%). La levée progressive  
des restrictions sanitaires, l’accélération de la vaccination dans la  
plupart des pays et le soutien des politiques publiques – budgétaire  
et monétaire – devraient accentuer le rebond économique au cours du  
second semestre.  
SCÉNARIO POTENTIEL DE SORTIE DE CRISE  
La question qui se pose est de savoir si les économies resteront  
durablement appauvries à la suite du choc de la Covid-19 et si leur  
potentiel de croissance pourrait être affaibli. Ces problématiques  
sont représentées, à titre indicatif, sur le graphique1 qui simule la  
dynamique de PIB avant et après une crise.  
Sur ce graphique, le PIB est représenté par la courbe verte. Un  
premier scénario, sans l’éclatement de la crise, correspond à  
la courbe verte pointillée. On remarque qu’en l’absence de crise,  
le PIB poursuivrait sa progression sans rupture, à un rythme de  
croissance proche de son potentiel. Dans un second scénario, la  
crise intervient en année N, au niveau du point A sur le graphique. Le  
rebond mécanique post-crise permet au PIB de retrouver son niveau  
d’avant-crise (représenté par la droite horizontale noire pointillée)  
au niveau du point B sur notre graphique. Le point B est retrouvé  
plus ou moins rapidement en fonction de l’ampleur du rebond post-  
crise. Au point B, l’économie a donc retrouvé son niveau d’avant  
la crise mais reste éloignée du point C, qui détermine le point qui  
aurait pu être atteint en l’absence de crise. Dans notre exemple, ce  
point C est retrouvé 5 ans seulement après le choc (en N+5 sur notre  
graphique), mais peut également, et nous le verrons plus loin dans  
cet article, ne jamais être atteint. Le cas échéant, l’économie est  
structurellement appauvrie à la suite de la crise.  
L’une des interrogations réside dans les séquelles potentiellement  
durables de cette crise sur les économies. Leur ampleur dépendra de  
plusieurs facteurs et, en particulier, des choix en termes de politiques  
publiques. Jusqu’ici, les gouvernements des différents pays avancés ont  
fait le choix d’intervenir rapidement et massivement pour soutenir les  
acteurs économiques, ménages et entreprises. L’objectif principal de  
ces interventions était de limiter la destruction de capital productif  
à travers des vagues de faillites ou une hausse sensible du chômage,  
notamment de longue durée. Pour l’heure, ce pari semble relativement  
réussi, bien que des disparités existent entre les pays. Dans l’Union  
européenne par exemple, l’absorption de la majorité du choc négatif de  
la Covid-19, par le biais de mesures telles que les dispositifs d’activité  
partielle, a sensiblement atténué l’impact sur le marché du travail. Le  
taux de chômage, après avoir progressé de 6,4% en mars 2020 à 7,8%  
en août, est retombé à 7,3% en mars 2021. Du côté des États-Unis,  
les variations ont été nettement plus brutales. Après avoir touché un  
point bas avant la crise de l’ordre de 3,5%, le taux de chômage outre-  
Atlantique a massivement augmenté à près de 15% au plus fort de la  
crise pandémique. Il a depuis rechuté autour de 6% de la population  
active américaine.  
REPRÉSENTATION GRAPHIQUE D’UN REBOND ÉCONOMIQUE POST-CRISE :  
1
1
1
25  
20  
15  
Désormais, l’une des principales interrogations, pour les analystes  
comme pour les décideurs, concerne la capacité des économies à  
rebondir une fois l’ensemble des contraintes sanitaires levées. À quel  
moment les économies avancées parviendront-elles à retrouver leur  
niveau d’activité (c’est-à-dire leur niveau de PIB), de consommation  
et d’investissement précédant la crise de la Covid ? Voire même les  
niveaux qui auraient pu être atteints si la crise pandémique n’avait pas  
eu lieu ? (voir encadré 1). La croissance potentielle d’une économie  
est-elle affectée? Si oui, dans quelle ampleur ? Ces réflexions, si  
elles se posent ici en des termes macroéconomiques, soulèvent de  
nombreuses autres questions comme celles relatives à l’évolution  
des conditions sur le marché du travail, à l’efficacité des politiques  
publiques de soutien ou à la soutenabilité des finances publiques  
des différents pays. En effet, plus les pertes d’activité liées à la crise  
seront rapidement effacées, moins les conséquences sur l’économie  
réelle seront importantes et durables. À l’inverse, si l’économie reste  
durablement affaiblie, la normalisation du marché du travail sera plus  
longue à se matérialiser et le soutien restera nécessaire, ce qui pose la  
question de la soutenabilité de la dette publique.  
C
110  
105  
100  
B
N-5  
N-4  
N-3  
N-2  
N-1  
N
N+1  
N+2  
N+3  
N+4  
N+5  
PIB sans crise  
PIB avec crise  
ENCADRÉ 1  
GRAPHIQUE 1  
SOURCE : BNP PARIBAS  
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Pour essayer d’anticiper, dans une seconde partie, les évolutions  
macroéconomiques post-Covid dans les mois à venir, nous analyserons  
dans un premier temps le comportement passé des économies avancées  
en sortie de récession. Nous retenons comme étant une récession une  
année pendant laquelle la croissance moyenne a été négative, ce qui  
diffèredeladéfinitioncommunémentutiliséequiretientdeuxtrimestres  
consécutifs de baisse du PIB. Nous observerons les conséquences des  
crises sur les économies et la vitesse de rattrapage sur la base de  
l’analyse des variables macroéconomiques traditionnelles : PIB, PIB  
potentiel, consommation privée, investissement global et exportations  
de biens et services. Nous retenons dans notre échantillon les pays du  
G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie, Canada)  
ainsi qu’environ 25 récessions passées. En plus des récessions qui ont  
pu toucher l’ensemble des économies, nous considérons également  
des récessions davantage localisées. Nous retiendrons donc les chocs  
pétroliers de 1974 et 1980 ; la crise des subprimes de 2008-2009 ; les  
récessions au début des années 1990 aux États-Unis, au Royaume-Uni  
et au Canada dans un contexte de remontée des taux d’intérêt ; la  
crise du système monétaire européen (SME) en 1992-1993 qui a affecté  
plusieurs des États membres ; la récession au Royaume-Uni en 1980 ;  
la récession en Allemagne en 2002-2003 dans un environnement  
d’appréciation de l’euro et de ralentissement du commerce mondial ;  
les récessions japonaises de la fin des années 1980 (éclatement des  
bulles boursières et immobilières) et de la fin des années 1990 (crise  
asiatique).  
CROISSANCE MOYENNE DU PIB 5 ANS AVANT ET 5 ANS  
APRÈS UNE RÉCESSION  
Evolution  
après la  
crise» vs  
Croissance  
moyenne de la  
consommation  
finale privée  
Années  
de récession  
Croissance  
«
moyenne de la  
consommation  
finale privée  
«
avant la  
crise»  
5
ans avant  
5 ans après  
7
,7  
1974  
1993  
4,6  
1,4  
1,3  
1,1  
3,9  
1,9  
Japon  
1998/1999  
2008/2009  
1
,0  
5
,0  
1974/1975  
1980/1981  
1991  
2,5  
3,6  
3,1  
1,6  
2,5  
4,8  
Royaume-Uni  
Etats-Unis  
Italie  
2
,6  
2008/2009  
5
,0  
1974/1975  
1982  
3,2  
4,7  
1,9  
2,4  
3,2  
2008/2009  
Les conséquences durables d’une crise  
4
2
1
,0  
,9  
,1  
1975  
1993  
4,6  
2,2  
Les crises économiques et/ou financières ont, dans la grande majorité  
des cas, un impact durable sur les dynamiques de croissance des pays.  
L’ampleur de l’impact immédiat d’une crise et des séquelles qu’elles  
laissent sur une économie dépend en grande partie de trois facteurs :  
la nature du choc, un impact sectoriel différencié et la présence ou non  
d’une crise bancaire et financière. La nature du choc subi, c’est-à-dire  
s’il vient du côté de l’offre, de la demande, ou des deux côtés à la fois,  
sera déterminante. Un choc d’offre en l’absence de choc de demande  
pourrait avoir un impact moins fort et moins prolongé. Au niveau  
sectoriel, un choc peut être plus concentré sur le secteur manufacturier,  
en cas par exemple d’effondrement du commerce international, ou bien  
sur le secteur des services (c’est le cas de la crise de la Covid, comme  
nous y reviendrons plus tard dans l’article). Enfin, la déstabilisation  
du secteur bancaire et financier peut entraîner des effets durables  
au niveau macroéconomique, via notamment l’affaiblissement de la  
dynamique du crédit bancaire qui pèse in fine sur la demande agrégée.  
2008/2009  
-1,0  
1,1  
2
012/2013  
3,4  
,4  
3,4  
1975  
1982  
1993  
3,4  
2,5  
1,3  
0,6  
1,1  
2
Allemagne  
1
0
,5  
,6  
2002/2003  
2009  
4
,7  
1975  
1993  
2009  
3,3  
2,0  
0,7  
France  
2,2  
1
,9  
Récessions et baisse du rythme de croissance  
Le tableau 1 ci-dessous indique, pour les pays du G7, la croissance  
moyenne du PIB qui prévalait les cinq années qui ont précédé les  
récessions et celle qui prévalait les cinq années qui les ont suivies.  
2
,2  
1982  
1991  
2009  
3,7  
2,3  
2,6  
Canada  
3,2  
,7  
3
Comme nous pouvons l’observer dans le tableau 1, sur la base de notre  
échantillon et de notre méthodologie (qui retient, comme indiqué dans  
le tableau 1, la croissance moyenne sur 5 ans avant l’arrivée d’une crise  
et la moyenne sur 5 ans après la crise), la croissance moyenne baisse  
dans 80% des cas après une récession (cf. graphiques 2 à 5). Cette  
croissance moyenne (non pondérée) diminue de l’ordre de 1 point dans  
notre échantillon. Ce ralentissement économique post-récession peut,  
dans certains cas seulement, être perçu comme une réaction normale  
des économies après une période de forte accélération de l’activité et  
de prise de risques importante. La récession viendrait alors corriger  
certains excès qui précèdent le déclenchement d’une crise.  
Note : Pour l’Italie, la récession de 2012 est arrivée rapidement après celle de 2009.  
Ainsi, nous comparons ici la croissance italienne moyenne avant la crise de 2009 avec  
celle après la crise de 2012.  
TABLEAU 1  
SOURCES : BANQUE MONDIALE, BNP PARIBAS  
Néanmoins, une crise économique et financière peut également  
affecter négativement la croissance et/ou le niveau de la productivité,  
notamment en détruisant du capital productif, ce qui affecte la  
croissance à moyen terme. Enfin, il convient de rappeler que,  
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CROISSANCE MOYENNE DU PIB 5 ANS AVANT ET 5 ANS APRÈS LES RÉCESSIONS  
USA : Croissance moyenne (%)  
ans avant 5 ans après  
Japon : Croissance moyenne (%)  
5 ans avant 5 ans après  
5
5
4
3
2
1
0
.0  
.0  
.0  
.0  
.0  
.0  
8
7
6
5
4
3
2
1
0
1
974/1975  
1982  
2008/2009  
1974  
1993  
1998/1999  
2008/2009  
Récessions  
Récessions  
Allemagne : Croissance moyenne (%)  
Italie : Croissance moyenne (%)  
5 ans avant 5 ans après  
5
ans avant  
5 ans après  
5
4
3
2
1
0
.0  
.0  
.0  
.0  
.0  
.0  
5
4
3
2
1
0
1
1
975  
1993  
2008/2009  
2012/2013  
1
975  
1982  
1993  
Récessions  
2002/2003  
2009  
-
Récessions  
SOURCES : BANQUE MONDIALE, BNP PARIBAS  
GRAPHIQUES 2-5  
indépendamment des effets négatifs d’une crise, le ralentissement À l’inverse, parmi les grandes économies de la zone euro, l’Allemagne,  
des gains de productivité est un phénomène structurel dans la plupart portée par sa demande interne, est la seule à avoir accéléré après la  
des économies matures. Parmi les récessions les plus récentes, celles crise de 2009.  
des subprimes de 2008-2009 a été l’une des plus marquantes et  
Danscecontexte, commeexpliquédansl’encadré1etsurlegraphique1,  
ses conséquences sur la dynamique des économies développées ont  
le PIB peut retrouver plus ou moins rapidement le niveau qui prévalait  
été particulièrement durables. En effet, les effets à long terme des  
avant la crise et celui qui aurait pu être atteint si la crise n’avait pas eu  
crises financières et bancaires, et de celle de 2009 en particulier, ont  
lieu. Cela dépend de la vigueur du rebond économique post-crise puis  
1
été assez largement documentés dans la littérature économique .  
de la croissance tendancielle les années qui suivent. Sauf dans des cas  
De telles crises sont la plupart du temps associées à une chute de  
particuliers, les pays de notre échantillon retrouvent ou dépassent leur  
la production et de l’emploi. Des effets durables peuvent peser sur la  
niveau de PIB d’avant-crise relativement rapidement, indépendamment  
dynamique des gains de productivité, le niveau des inégalités ou la  
de l’ampleur du choc. Ce point est important car il suggère que les  
situation des finances publiques des pays concernés (nous reviendrons  
pertes liées à la récession sont effacées rapidement dans les années  
sur la crise de 2009 plus loin dans l’article). Finalement, la croissance  
qui suivent le choc. Dans le tableau 2, on remarque que le PIB d’avant  
potentielle est affaiblie ainsi que le niveau de vie des populations.  
crise est souvent retrouvé l’année suivant cette crise. La crise de 2008-  
Pour les États membres de la zone euro, la crise de 2008-2009 a été  
2
009 est à ce titre notable. Dans tous les pays de notre échantillon, à  
rapidement suivie de la crise des dettes souveraines, qui continue de  
peser sévèrement sur ces économies. Certains États, comme l’Italie  
dans notre échantillon, ont ainsi enregistré deux récessions profondes  
successives qui ont affecté durablement la productivité du pays et ses  
l’exception du Canada, le niveau de PIB d’avant-crise est retrouvé plus  
tardivement. Dans le cas italien, les deux crises qui se sont succédé  
(
crise des subprimes puis crise des dettes souveraines en zone euro)  
ont eu un impact très long sur l’activité du pays qui n’a finalement  
rattrapé son niveau que six ans après.  
2
finances publiques .  
1
C.M. Reinhart & K.S. Rogoff, The Aftermath of financial crises, NBER janvier 2009 ; W. Chen et al., Lasting effects: The global economic recovery 10 years after the crisis, IMF  
Blog, octobre 2018 ; E. Debauche & al., La crise : quelles conséquences durables sur la croissance, l’emploi et les finances publiques ?, Revue d’économie financière, 2011  
OFCE, Italie: sortir du double piège de l’endettement élevé et de la faible croissance, Policy Brief, mai 2019.  
2
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L’investissement : maillon faible des reprises écono-  
miques  
APRÈS COMBIEN D’ANNÉE(S) LE NIVEAU DE PIB D’AVANT-RÉCESSION  
EST-IL RATTRAPÉ OU DÉPASSÉ ?  
L’investissement (public et privé) pâtit de manière plus marquée  
et plus durable de l’éclatement d’une crise que les autres postes  
de la demande, consommation privée et exportations de biens et  
services. Post-récession, le ralentissement de la consommation et  
des exportations est en effet moindre (la croissance moyenne non  
pondérée sur 5 ans baisse de respectivement -1,5 point et -1,8 point)  
que celui de l’investissement (baisse de l’ordre de 2,5 points). Dans le  
même temps, le rattrapage des niveaux d’investissement pré-récession  
est nettement plus long que dans le cas de la consommation et des  
exportations. Le graphique 6 ci-dessous met en avant cette relative  
lenteur des pays de notre échantillon dans le cas de la crise de 2009.  
Pays  
Japon  
Année  
1974  
Niveau de PIB rattrapé  
+1  
+1  
+1  
+4  
+1  
+1  
+2  
+1  
+1  
+1  
+1  
+2  
+2  
+2  
+2  
+3  
+1  
+1  
-
1993  
1
2
998/1999  
008/2009  
États-Unis  
Allemagne  
1974/1975  
982  
1
2
008/2009  
1975  
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces différences d’impacts.  
Pendant et après une crise économique ou financière, l’investissement  
privé peut être freiné par un haut niveau d’incertitudes qui retarde  
1
982  
1993  
2002/2003  
009  
3
son redémarrage et in fine le rebond économique . Ces dynamiques  
peuvent à plus long terme dégrader le capital productif et la croissance  
potentielle du pays. Du côté de l’investissement public, les récessions  
peuvent être suivies d’une volonté de restauration rapide des comptes  
publics. Une consolidation budgétaire trop marquée peut détériorer  
davantage la dynamique de l’activité. Cela a été observé notamment au  
2
Royaume-Uni  
1974/1975  
1980/1981  
4
lendemain de la crise des dettes souveraines en zone euro . À l’inverse,  
1
991  
la consommation des ménages qui, comme indiqué plus haut, rattrape  
ses niveaux d’avant-crise plus rapidement, est soutenue par différents  
facteurs : stabilisateurs automatiques (par exemple, hausse des  
prestations chômage), rigidité des salaires nominaux à la baisse, part  
importante de la consommation incompressible, etc.  
2
008/2009  
1975  
Italie  
1
993  
2
008/2009  
012/2013  
1975  
2
+6  
+1  
+1  
+2  
+2  
+2  
+1  
France  
Canada  
ÉCART DE NIVEAU D’INVESTISSEMENT DÛ À LA CRISE DE 2009 (EN %)  
1
2
993  
009  
Japon  
Royaume-Uni  
Etats-Unis  
Italie  
France  
Allemagne  
Canada  
2
1
1
0
5
0
5
0
5
1982  
991  
2009  
1
TABLEAU 2  
SOURCES : BANQUE MONDIALE, BNP PARIBAS  
-
-
-
-
10  
15  
20  
Covid-19 : les spécificités de la crise sanitaire  
+
1
+2  
+3  
+4  
+5  
+6  
+7  
+8  
À l’instar de nombreuses crises, et comme relevé plus haut dans cet  
article, la crise de la Covid-19 devrait entraîner un tassement de la  
production potentielle des pays avancés, notamment ceux de la zone  
Nombres d'années post-crise de 2008/2009  
Au Canada, 4 années après la crise de 2008/2009, le niveau d’investissement global était  
1
0% supérieur à son niveau pré-crise. Au contraire, en France, 6 années après cette crise, euro. Dans ces derniers, bien que la destruction du capital productif  
le niveau de l’investissement était encore inférieur de l’ordre de 5% à son niveau pré-crise.  
(
par le biais des faillites d’entreprises ou de l’augmentation du  
chômage) a été, pour l’heure, largement limitée par l’intervention  
massive des gouvernements nationaux, la croissance potentielle  
a été affectée pendant toute la durée de la crise via notamment la  
chute des heures travaillées par salarié. Au niveau macroéconomique,  
GRAPHIQUE 6  
SOURCES : BANQUE MONDIALE, BNP PARIBAS  
5
selon des estimations de la Banque centrale européenne , à l’horizon  
2
022, le niveau de production potentielle de la zone euro demeurerait  
environ 3% inférieur à la trajectoire qui ressortait des projections  
3
4
5
Business investment in EU countries, Occasional Paper Series, Banque centrale européenne, Octobre 2018  
A.Bénassy-Quéré et al., Quelle union budgétaire pour la zone euro ?, Conseil d’analyse économique, février 2016  
P. Lopez-Garcia, L’impact de la Covid-19 sur la production potentielle dans la zone euro, Bulletin économique, encadré 2, Banque centrale européenne, novembre 2020  
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6
rapport à la tendance d’avant-crise (mesurée dans cet article par la  
croissance moyenne sur 5 ans), les pays du G7 devraient durablement  
accuser un retard (cf. graphiques 7a,b,c). Les États-Unis se distinguent  
sur ce point, la tendance américaine retrouvant quasiment celle  
d’avant-crise compte tenu de l’impulsion budgétaire majeure mise  
en place outre-Atlantique, avant de s’en éloigner une fois le rebond  
conjoncturel dépassé.  
PIB OBSERVÉ, PIB ANTICIPÉ ET TENDANCE D’AVANT-CRISE (100 = 2019)  
1
20  
15  
10  
05  
00  
1
1
1
1
Néanmoins, l’impact à moyen terme de la pandémie sur les économies  
reste encore incertain. En particulier, la question du retrait du soutien  
budgétaire est centrale ainsi que son ciblage sur les secteurs les plus  
affectés. Si au niveau macroéconomique, les économies développées  
affichent un rebond marqué, la situation par secteur est nettement  
plus contrastée.  
9
9
8
5
0
5
2
013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026  
Covid-19 : un choc massif sur les activités des services  
marchands  
Etats-Unis  
Etats-Unis / tendance  
Canada  
Allemagne  
En remarque liminaire, il convient de souligner que le secteur  
manufacturier et celui des services ne constituent pas deux ensembles  
distincts. Les activités des entreprises deviennent de plus en plus  
complexes et diversifiées. Les entreprises industrielles réalisent  
Allemagne / tendance  
Canada - tendance  
1
1
1
1
15  
10  
05  
00  
6
également une production de services pour compte propre . En effet,  
les processus de production industrielle impliquent un grand nombre  
d’activités de services (R&D, marketing, comptabilité, etc.). Par souci  
de simplicité, nous conserverons dans cet article la distinction  
traditionnelle entre les deux secteurs, sur la base des données dont  
nous disposons.  
9
9
8
5
0
5
Les mesures sanitaires mises en place dans l’ensemble des pays pour  
freiner l’épidémie ont affecté l’ensemble des pans de l’économie.  
Toutefois, l’image macroéconomique masque des disparités sectorielles  
fortes. L’activité dans la branche des services marchands a été tout  
particulièrement touchée. Le rattrapage des pertes dans ces services  
devrait être très progressif. La fermeture de certains commerces et des  
frontières, la distanciation physique entre les personnes, les craintes  
des consommateurs de se rendre dans des endroits clos et leurs  
incertitudes face à la situation épidémique ont mis un coup d’arrêt à la  
consommation privée, et donc à l’activité des services marchands, qui  
pourrait mettre du temps à pleinement se rétablir. Bien sûr, l’industrie  
manufacturière a également pâti de la crise sanitaire mais dans une  
moindre mesure. L’industrie bénéficie depuis déjà quelques mois d’une  
très forte reprise du commerce mondial, dont le volume est repassé  
2
013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026  
Japon  
Japon - tendance  
Royaume-Uni  
Royaume-Uni - tendance  
1
15  
10  
05  
00  
1
1
1
7
dès cet hiver au-dessus de son niveau atteint avant la Covid-19 .  
Du point de vue des spécificités sectorielles, la comparaison entre la  
crise épidémique actuelle et la crise des subprimes de 2008-2009 est  
marquante. Tandis que le choc de la Covid-19 a davantage touché les  
services, la grande crise financière de 2008 a très nettement affaibli les  
activités manufacturières. Lors de cette crise, les échanges mondiaux  
de marchandises avaient mis trois ans pour retrouver leurs niveaux  
d’avant-crise. Les graphiques 8a et 8b mettent en avant la production  
industrielle manufacturière dans les pays du G7, respectivement  
lors de la crise de la Covid-19 et lors de la crise de 2008. S’il existe  
des différences de dynamiques entre les pays, on remarque que  
globalement la chute de la production manufacturière a été plus  
abrupte au moment du choc de la Covid qu’au moment de la crise de  
9
9
5
0
2
013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026  
Italie Italie - tendance France France - tendance  
GRAPHIQUES 7A, 7B & 7C  
SOURCES : WEO FMI, BNP PARIBAS  
établies avant la crise. Cela dit, la vigueur de la reprise économique,  
qui continue de surprendre beaucoup d’observateurs, permettra à  
la plupart des économies avancées de retrouver leur niveau de PIB  
d’avant-crise rapidement. La majorité des pays du G7 auront dès l’an  
prochain rattrapé leur niveau d’activité de 2019. En revanche, selon  
les dernières projections du Fonds monétaire international (FMI), par  
2
008. Le rebond a également été plus prononcé, si bien que le niveau  
de production d’avant-crise pourrait être retrouvé plus rapidement.  
6
7
M. Crozet & E. Milet, Vers une industrie moins…industrielle ?, la Lettre du CEPII, Février 2014  
G. Derrien, Commerce international : les échanges de biens vers de nouveaux sommets, EcoFlash, BNP Paribas, mai 2021  
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Eco Conjoncture n°6 // Juillet 2021  
economic-research.bnpparibas.com  
7
PRODUCTION MANUFACTURIÈRE LORS DE LA CRISE DE LA COVID-19  
PRODUCTION MANUFACTURIÈRE LORS DE LA CRISE DES SUBPRIMES  
(100=SEPT 2008)  
(
100=FÉVRIER 2020)  
1
1
1
20  
10  
00  
1
1
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00.0  
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9
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févr.-20  
avr.-20  
juin-20  
août-20  
oct.-20  
Japon  
déc.-20  
févr.-21  
avr.-21  
Japon  
Allemagne  
G7  
France  
Italie  
G7  
Etats-Unis  
Italie  
Allemagne  
Espagne  
Etats-Unis  
France  
Espagne  
GRAPHIQUES 8A & 8B  
SOURCES : SOURCES NATIONALES, DATASTREAM, BNP PARIBAS  
ZONE EURO : PERTE D’ACTIVITÉ PAR SECTEUR UN AN  
APRÈS LA CRISE DE LA COVID-19 (%)  
ZONE EURO : PERTE D’ACTIVITÉ PAR SECTEUR UN AN  
APRÈS LA CRISE SUBPRIMES ( %)  
0
0
-
2
4
-
2.1  
-1.9  
-5  
-
-
6.9  
-6  
-
5.5  
-10  
-15  
-20  
-25  
-
8
- 7.3  
-
12.2  
-10  
-
-
-
12  
14  
16  
-
14.3  
-
23.1  
Crise de la Covid-19  
T4 2020 vs T4 2019  
Crise des subrimes  
T3 2009 vs T3 2008  
Industrie manufacturière  
Activités spécialisées, scientifiques et techniques  
Activités récréatives  
Industrie manufacturière  
Activités spécialisées, scientifiques et techniques  
Activités récréatives  
Commerce, transport, hébergement, restauration  
Commerce, transport, hébergement, restauration  
Note de lecture : Lors de la crise Covid, la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière de la zone euro  
était seulement 2% inférieure à son niveau d’avant-crise, soit par rapport au T4 2019.  
Note de lecture : Lors de la crise des subprimes, la valeur ajoutée manufacturière en zone euro, au  
T3 2009, était de l’ordre de 14% inférieure à son niveau du T3 2008.  
GRAPHIQUES 9 & 10  
SOURCES : EUROSTAT, BNP PARIBAS  
Lors de la crise de 2008, le rebond de la production manufacturière a  
été plus progressif. Dans certains pays membres de la zone euro, la  
crise des dettes souveraines qui a suivi celle de 2008 a constitué une  
double peine en particulier pour les États du sud comme l’Italie ou  
l’Espagne. À l’inverse, certains pays s’en sont nettement mieux sortis,  
comme les États-Unis ou l’Allemagne.  
*
*****  
Les comparaisons entre la crise pandémique actuelle et les crises  
économiques et financières passées sont délicates compte tenu de sa  
nature très spécifique. Toutefois, l’analyse des chocs passés permet  
d’apporter des éléments de réponse aux interrogations que soulève  
la crise de la Covid. Bien qu’il n’ait pas entraîné de crise du secteur  
bancaire, le rebond tardif de la confiance des agents économiques, en  
particulier des entreprises des secteurs d’activités les plus durement  
touchés, pourrait peser sur la dynamique d’investissement et, ainsi,  
sur le rattrapage économique global. Aujourd’hui, face aux nouvelles  
inquiétudes provoquées par le variant Delta et à la recrudescence  
des cas et, malgré l’accélération des campagnes de vaccination,  
les incertitudes restent fortes au regard de l’évolution épidémique.  
À l’inverse, les économies ont fait preuve d’une forte capacité  
d’adaptation face aux contraintes sanitaires et certains pans de  
Les graphiques 9 et 10, qui représentent les écarts de niveau d’activité  
(
mesurés par la valeur ajoutée en volume) un an après l’éclatement  
des crises, mettent en avant les différentiels d’impact entre la crise de  
la Covid et celle des subprimes. L’activité dans le secteur manufacturier  
a vite rebondi après le printemps 2020 et a rattrapé quasiment  
intégralement son retard, tandis qu’en 2009 elle restait très dégradé  
eun an après le début de la crise. À l’inverse, les activités récréatives  
avaient été relativement épargnées à l’époque alors qu’elles sont en  
première ligne aujourd’hui.  
La vitesse de rattrapage de ce type de services dépendra des l’économie ont même accéléré leur digitalisation – via notamment  
comportements d’épargne des consommateurs. Ces derniers ont la vente en ligne – pouvant laisser espérer une perte limitée de  
accumulé une épargne supplémentaire pendant la crise. Finalement, le productivité. Au total, les conséquences globales de cette crise ne  
retour pérenne de la confiance, et ainsi le dégonflement de l’épargne, pourront être appréhendées que lorsque la pandémie sera pleinement  
notamment de précaution, soutiendra le rétablissement des activités maîtrisée.  
de services les plus touchées par la pandémie.  
Achevé de rédiger le 15 juillet 2021  
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