Eco Perspectives

Cahier de graphiques : les économies avancées face au risque de stagflation

02/06/2026
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Les pays avancés ont fait preuve de résilience en 2025 malgré le choc tarifaire qui affecte le commerce mondial. Début 2026, ils étaient en passe de voir leur croissance accélérer et leur inflation ralentir. Confrontés à un nouveau choc lié à la guerre au Moyen-Orient, ces économies subissent, au contraire, une accélération de l’inflation et un ralentissement de leur croissance. Cette conjonction s’explique notamment par l’impact sur la consommation des ménages d’un probable repli de leur pouvoir d’achat.

Toutefois, une grande partie des facteurs qui ont soutenu la croissance en 2025 se maintiendraient en 2026 : le développement de l’IA, le renforcement de la défense (en particulier en Europe) et la progression du commerce international. À ces lignes de force s’ajouterait une accélération de l’électrification, dans un contexte de remontée du prix du pétrole et d’augmentation des besoins en électricité liés à l’IA.

Ces soutiens à la croissance permettraient de limiter le choc sur la croissance à 0,4 point de pourcentage (en moyenne), tandis que le surcroît d’inflation serait de 1,1 point en moyenne.

Après l’augmentation de leur dette publique et des taux d’intérêt, les principaux pays avancés ont vu leurs marges de manœuvre se réduire. La politique budgétaire soutiendrait donc nettement moins le pouvoir d’achat des ménages qu’en 2022. En parallèle, les banques centrales seront probablement conduites à augmenter leurs taux directeurs pour éviter que les pressions inflationnistes croissent trop. Ce serait le cas de la BCE et la Banque d’Angleterre (BoE). La Banque du Japon (BoJ), quant à elle, poursuivrait la remontée très progressive en cours de son taux directeur. L’incertitude la plus franche concerne la Fed à propos de laquelle le scénario central maintient pour le moment un statu quo.

Retrouvez aussi les analyses de nos économistes dans EcoPerspectives

2026-2027 Economic Outlook (as of 27 May 2026)

United States: Growth and full employment tested by uncertainty

Eurozone: Recovery fragile but not in doubt

Germany: A modest recovery, but one that is expected to take hold

France: Growth and public finance to stay on track despite the inflation shock

Italy: Navigating energy vulnerability, resilient trade and limited fiscal capacity

Spain: Domestic demand is expected to continue to drive growth

United Kingdom: Risk of stagflation
Japan: Strong momentum, already under threat

Oil prices: a significant rise, but one that should be put into perspective
Will the shock have the same impact as it did in 2022?

The impact of the shock will be different from 2022

An impact on inflation limited for now

A low impact for the time being on energy producer prices and a boost for electrification

LES ÉCONOMISTES AYANT PARTICIPÉ À CET ARTICLE
Equipe : Économies avancées
Equipe : Économies avancées