Selon Jerome Powell, les fondamentaux de l’économie américaine demeurent solides. La croissance a été robuste au premier trimestre, mais sa qualité ne laisse pas d’interroger. L’investissement résidentiel freine la croissance qui a, par ailleurs, bénéficié d’une baisse des importations et de l’augmentation des stocks. Dans les prochains mois, un rebond des importations et une diminution des stocks sont à prévoir. La croissance devra alors compter sur les dépenses de consommation et les investissements des entreprises.
Selon Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, les fondamentaux de l’économie américaine restent solides. On ne peut que souscrire à ce constat devant un taux de chômage très bas, le rythme soutenu des créations d’emplois, la croissance du revenu disponible réel, la rentabilité des entreprises, le niveau des taux d’intérêt réels, etc. La solidité des fondamentaux est-elle pour autant synonyme de solidité de la croissance?? Le Bureau d’analyse économique américain (BEA) indiquait, la semaine dernière, qu’au premier trimestre, le PIB réel avait augmenté de 3,2 %, en rythme annuel, par rapport au trimestre précédent1. De prime abord, on peut conclure à une croissance forte, qui s’est accélérée par rapport au T4 2018, où elle avait ralenti à 2,2 %. On peut néanmoins s’interroger sur sa qualité. Les dépenses de consommation des ménages ont à peine augmenté (+1,2 %), celles en capital ont stagné tandis que les investissements dans la propriété intellectuelle restent en nette expansion (+8,6 %).